Mort de l’ex-Miss France Gaëlle Voiry : sa fille sort du silence avant le procès du chauffard qui l’a tuée

En septembre 2019, Gaëlle Voiry, ex-Miss France, était percutée alors qu’elle était en vélo. Son mari et elle sont décédés. Sa fille Anne-Charlotte leur rend un bel hommage à la veille du procès du conducteur qui a causé leur mort.

A propos de


  1. Gaëlle Voiry

Gaëlle Voiry, Miss France 1990, a trouvé la mort en septembre 2019 dans un accident alors qu’elle circulait à vélo près de Chens-sur-Léman en Haute-Savoie. Percutée par un voiture aux alentours de 20h20, l’ancienne reine de beauté de 51 ans a été prise en charge par les secours en arrêt cardio-respiratoire et est décédée dans la soirée. Cet accident a aussi causé la mort de son mari, âgé de 52 ans. Alors que le procès du conducteur qui était sous l’emprise d’alcool va débuter ce mardi 11 mai, Anne-Charlotte, la fille de Gaëlle Voiry, a accepté de se confier à Gala.fr.

Gala.fr : Pouvez-vous nous décrire en quelques mots votre maman.
Anne-Charlotte Voiry
: Notre mère état la représentation parfaite de la femme moderne, et de la mère accomplie. Elle était persévérante, courageuse, sportive et si belle. Peu importe les obstacles à franchir, elle ne renonçait jamais. Elle profitait de chaque instant de la vie. Elle aimait autant faire la fête, que faire du sport si ce n’est les deux dans une même journée. C’était une personne que l’on n’oubliait pas après l’avoir rencontrée. Vous pouvez me croire, elle avait une telle prestance, c’était impressionnant à voir.

Gala.fr : Et quelques mots sur votre beau-père.
Anne-Charlotte Voiry : Notre beau-père, avait de nombreux point commun avec ma mère. Il aimait faire du sport, profiter de la vie … Il a toujours fait en sorte de nous intégrer dans sa vie. Il faisait parti de notre famille et on faisait parti de la sienne.

Gala.fr : Quelles étaient vos relations avec eux ? 
Anne-Charlotte Voiry : Nos relations étaient superbes. Ils nous ont transmis leur goût de la vie, leur détermination, leur force. Nous partagions sans cesse des instants de joie de plaisir et de bonheur. Ils nous manquent tous les jours depuis cet accident.

“Le décès était si brutal !”

Gala.fr : Le 28 septembre 2019, un conducteur sous l’influence d’alcool et en excès de vitesse les percutes. Quand on apprend les causes de l’accident, la colère prend-elle le dessus sur la tristesse ? 
Anne-Charlotte Voiry : Ce n’est pas tant la colère, mais plutôt l’incompréhension. Il est d’autant plus difficile de faire son deuil quand le décès survient dans de telles circonstances. C’était si brutal.

Gala.fr : Est-ce que l’envie d’alerter les gens sur les dangers de l’alcool vous aide dans le
processus de deuil ? 

Anne-Charlotte Voiry : Bien entendu. Il est important pour moi d’alerter les gens sur les conséquences d’un tel comportement. Ceci arrive encore beaucoup trop fréquemment, et continuera malheureusement encore d’arriver. Alors, si je peux au moins sensibiliser quelques personnes sur l’alcool au volant c’est toujours ça. Car derrière, ce sont des vies gâchées à
jamais…

Gala.fr : Avez-vous revu des messages de Sylvie Tellier ou Geneviève de Fontenay ou de d’autres Miss. On le rappelle, votre maman a été Miss France 1990.
Anne-Charlotte Voiry : Oui, le comité Miss France a été présent, et nous avons été moralement aidé par nombreux de leurs représentants. D’ailleurs, je tiens réellement à les remercier pour leurs accompagnements.

Gala.fr : Comment abordez-vous le procès du chauffard qui s’apprête à débuter ?

Anne-Charlotte Voiry : C’est quelque chose que j’attends depuis maintenant presque 2 ans afin de pouvoir terminer mon deuil. J’espère que la justice rendra un verdict à la hauteur des faits rapprochés. Car dans ce drame il n’y a pas eu 2 victimes mais 9 : notre maman, notre beau père et nous, les enfants. Nos vies ne seront plus jamais les mêmes sans eux…

Gala.fr : Quel jugement espérez-vous ?
Anne-Charlotte Voiry : J’espère un jugement sain et équitable mais qui mettra en lumière la faute commise par un homme, non pas les erreurs (car celles-ci sont faites sans consciences de l’acte) mais bien les fautes car quand une personne prend la voiture en ayant bu et décide de rouler bien au dessus des limitations en ayant une conduite dangereuse elle a conscience de prendre des risques et donc elle doit les assumer. J’attends donc une peine à la hauteur de la fermeté de
la justice.

Gala.fr : Quel message voulez-vous faire passer à nos lecteurs ?
Anne-Charlotte Voiry : J’espère que vos lecteurs se serviront de ce drame pour sensibiliser leurs entourages sur l’alcool au volant. Quand on décide de prendre un risque, il ne faut pas penser qu’à soi, mais aux personnes que cela implique.

Crédits photos : DR – Collection personelle

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