Prison d’Alençon-Condé : qui est Sofiane Rasmouk, le preneur d'otage baptisé le "monstre de Colombes"

Le 5 octobre 2021, entre les murs de la prison d’Alençon-Condé dans l’Orne, un détenu a pris deux surveillants en otage afin de négocier sa condamnation à perpétuité. Une violente altercation qui a mobilisé plusieurs agents du RAID.

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Une prise d’otage effrayante. Mardi 5 octobre 2021 dans la matinée, un détenu, purgeant une peine de réclusion criminelle à perpétuité à la prison d’Alençon-Condé, pour des faits de viols et tentative de meurtre, a blessé un surveillant avant de l’enfermer dans sa propre cellule avec un autre gardien de l’établissement. Une altercation qui a suscité l’intervention du Raid, comme l’a révélé BFMTV le même jour. Selon nos confrères, la direction de la maison d’arrêt avait tenté au préalable d’entamer une discussion avec le détenu afin de libérer leur confrère… en vain. L’auteur des faits, répondant au nom de Sofiane Rasmouk, réclamait une négociation sur sa condamnation à perpétuité, assortie d’une peine de sûreté de 22 ans, prononcée en 2017. Une prise d’otage qui a poussé le ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti, à prendre la parole.

Un homme de 33 ans bien connu des services de police

À l’arrivée du RAID, Sofiane Rasmouk, surnommé « le monstre de Colombes », libère l’un de ses otages et se retranche à nouveau dans sa cellule avec un gardien de prison. Ce dernier sera sérieusement blessé à l’œil. Aux alentours de 14 heures, comme le précise le garde des Sceaux sur Twitter, la prise d’otage est finalement maîtrisée et l’agresseur s’est rendu aux forces de l’ordre. « J’apporte mon soutien aux deux surveillants victimes et je félicite chaleureusement les personnels des ÉRIS et du RAID qui ont permis ce dénouement rapide », a-t-il déclaré sur le réseau social, précisant que le détenu ne présentait pas de profil « terroriste ni radicalisé ».

Né en 1987, Sofiane Rasmouk a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour viols et tentatives de meurtre. Selon une source policière, citée par BFMTV, le détenu aurait également été condamné pour « violence sur personne dépositaire de l’autorité publique » en 2018. À noter que la prison d’Alençon-Condé avait déjà connu une prise d’otages en juin 2019. Quelques mois plus tôt, en mars de la même année, un détenu radicalisé avait par ailleurs poignardé deux surveillants dans cette prison.

La prise d’otage est terminée. Le détenu s’est rendu.
J’apporte mon soutien aux deux surveillants victimes et je félicite chaleureusement les personnels des ÉRIS et du RAID qui ont permis ce dénouement rapide. J’irai dès cet après-midi à leur rencontre.

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