Quand Jean-Paul Belmondo s’amusait de Jacques Chirac, « plus intéressé par la femme » à ses côtés

En 2016, Jean-Paul Belmondo se souvenait dans les colonnes du Point avoir remarqué le grand intérêt que portait un certain Jacques Chirac, alors maire de Paris, à sa compagne de l’époque, Carlos Sotto Mayor.

De grands séducteurs, l’un comme l’autre. Dans un entretien accordé au Point en 2016, que l’hebdomadaire publie à nouveau ce jeudi 9 septembre, Jean-Paul Belmondo se souvient, rigolard à son habitude, de ses diverses rencontres avec les hommes politiques du siècle. Et notamment de celle avec Jacques Chirac, à l’époque maire de Paris. Pourtant, ce n’est pas la rencontre en elle-même qui a marqué Bébel, et qui le faisait encore sourire, des années après, mais l’attitude de Jacques Chirac, envers l’acteur… et sa compagne.

Car le maire de Paris ne semblait accorder de l’attention qu’à la sculpturale Carlos Sotto Mayor, qui partage la vie de Jean-Paul Belmondo à l’époque. “Jacques Chirac m’a reçu quand il était maire de Paris, mais je crois qu’il était plus intéressé par la femme qui m’accompagnait, Carlos Sotto Mayor“, raconte, amusé, le Magnifique, près de trente ans après l’épisode. De cet intérêt pas forcément à propos, l’acteur ne semblait avoir tiré aucune amertume, aucune jalousie, pourtant de mise dans leur histoire d’amour. Jean-Paul Belmondo avait gardé une véritable tendresse de cette aventure tumultueuse, jalonnée par la jalousie “jusqu’à l’extravagance de l’actrice brésilienne. Tant et si bien que dans les dernières années de sa vie, Bébel avait renoué avec Carlos Sotto Mayor, et vivait à ses côtés une dernière histoire.

Lors de leur prochaine rencontre, plus de Carlos Sotto Mayor

L’acteur et Jacques Chirac se recroiseront à plusieurs reprises, notamment en 1994, lors de l’inauguration de la rue Paul Belmondo dans le 12e arrondissement de Paris, en hommage au père de l’acteur. À l’époque, la rupture entre la Brésilienne et l’acteur iconique était déjà consommée, et il partageait sa vie depuis plusieurs années avec Natty Tardivel. L’histoire ne dit pas si Jacques Chirac avait eu la même attitude avec la danseuse.

Mais ce n’est pas le seul homme politique à avoir laissé un souvenir marquant à Bébel, il racontait alors au Point avoir été reçu à l’Élysée, en 1967, par le général de Gaulle, aux côtés de son père Paul Belmondo: “On était tous alignés en rang d’oignon, acteurs, artistes. Je me tenais à côté de mon père. De Gaulle a dit : “J’aime déjà ce que fait votre père. Vous, je commence. (…) C’est le seul homme politique qui m’ait impressionné.” Du président Mitterrand, Jean-Paul Belmondo n’avait qu’une impression fugace, et mondaine : “Je croisais parfois Mitterrand chez Lipp.” Mais il se souvient aussi d’une attention poignante de celui-ci : “Il m’a écrit une lettre très gentille après la mort de ma fille dans l’incendie de son appartement.” Séducteurs, amateurs d’art, pères, les présidents restent des hommes.

Crédits photos : AGENCE / BESTIMAGE

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