Roselyne Bachelot : ce combat « absolument insupportable » qu’elle poursuit

Interviewée par Le Parisien, ce samedi 2 octobre, Roselyne Bachelot s’est exprimée au sujet de son combat contre les violences sexuelles et sexistes dans le milieu culturel.

Elisabeth Moreno est l’actuelle ministre déléguée chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, mais elle n’est pas la seule membre du gouvernement à s’intéresser aux violences sexuelles et sexistes qui existent au sein du pays. En effet, Roselyne Bachelot lutte également contre ce fléau, qui a notamment donné lieu au mouvement « Music too » sur les réseaux sociaux et qui dénonce les abus dans le milieu de l’industrie du disque. Interviewée par Le Parisien, ce samedi 2 octobre, la ministre de la Culture s’est félicitée du fait que « la parole se libère ».

« Je m’en réjouis car c’est un sujet qui me préoccupe et me mobilise complètement », a-t-elle affirmé auprès de nos confrères, en précisant que « depuis janvier, le CNM [Centre national de la musique, NDLR] ne verse des subventions qu’aux entreprises publiques et privées qui s’engagent en matière de prévention et de lutte contre les violences sexistes et sexuelles ». Décidée à « aller plus loin » dans ce combat, Roselyne Bachelot « souhaite généraliser avant la fin de l’année ce plan à tous les champs des politiques culturelles, le livre, le théâtre, la danse, les arts visuels, car tous sont concernés ». De plus, son ambition est d’améliorer la formation des professionnels sur le sujet. « Au-delà des cas graves, il existe un sexisme que je qualifierais d’ordinaire et qui est absolument insupportable », a déclaré la ministre.

Une volonté « d’amplifier la mobilisation »

Elle en a profité pour expliquer ce qui allait être mis en place. « On a demandé à un opérateur de compétences du secteur culturel, l’Afdas, de proposer des parcours de formation aux 70 000 entreprises adhérentes dans la culture, mais aussi le sport et les médias », a lancé la femme politique, en ajoutant, avec fierté, que « cela représente 700 000 salariés et intermittents ». « Nous allons contribuer à ces formations, qui sont éligibles à la formation continue. Cela va amplifier la mobilisation », a ajouté Roselyne Bachelot, qui compte bien agir pour mettre fin aux violences sexuelles et sexistes dans le milieu culturel, au sens large.

Article écrit avec la collaboration de 6Medias

Crédits photos : Agence/ Panoramic / Bestimage

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