Roselyne Bachelot s’agace face à Thomas Sotto : « On n’est pas sourds »

Alors que le monde de la culture ne cache pas sa colère face à la prolongation de la fermeture des salles de cinéma, théâtres et musées, Roselyne Bachelot est largement pointée du doigt. Invitée de RTL ce mardi 5 janvier, la ministre de la Culture a fait part de son agacement face aux critiques.

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  1. Roselyne Bachelot

  2. Thomas Sotto

La nouvelle est tombée comme un couperet en ce début d’année 2021, les lieux culturels ne pourront pas rouvrir le 7 janvier en raison de la crise sanitaire. Une décision vécue comme une injustice par beaucoup d’acteurs du milieu qui pointent du doigt l’inaction de Roselyne Bachelot. Invitée de Thomas Sotto sur RTL ce mardi 5 janvier, la ministre de la Culture s’est montrée profondément agacée par ces attaques.

Alors que le journaliste l’interrogeait sur “l’absurdité” des annonces gouvernementales, Roselyne Bachelot est restée imperturbable face aux critiques. Tout me chiffonne ! Moi ministre de la Culture qui vit avec les créateurs, les artistes et les chanteurs… C’est une souffrance ! Je sais les sacrifices que ça représente…, s’est-elle agacée avant d’être interrompue par Thomas Sotto : “Mais Jean Castex n’entend pas ça ? Si il entend ! On n’est pas sourd, on n’est pas aveugle !, s’est-elle emportée.

Roselyne Bachelot soutenue par Matignon

Interpellée par plusieurs artistes sur les réseaux sociaux, Roselyne Bachelot tente tant bien que mal d’éteindre l’incendie. “Ça a été un crève-cœur épouvantable de prendre cette décision (ndlr : de prolonger la fermeture des lieux culturels)”, confiait-elle à France Inter. Et de poursuivre : “Je veux que les artistes sachent qu’on est entièrement à leurs côtés, qu’on les comprend, que cette souffrance on la partage. C’est difficile de trouver les mots devant tant de souffrance”. Acculée, la ministre peut cependant compter sur le précieux soutien de Jean Castex, monté au créneau pour prendre sa défense. “Elle se bat comme une lionne pour le secteur culturel”, a-t-il assuré au micro d’Europe 1, et de conclure : “Ces mesures sont nécessaires pour des raisons de sécurité. Il n’y a pas la moindre marque de mépris”.

Crédits photos : RTL

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