Sheila mitigée sur #MeToo : « On me sifflait dans la rue, j’étais ravie »

Dans une interview à S, le magazine, Sheila a donné son avis sur le mouvement #MeToo. La chanteuse n’a pas caché être mitigée, évoquant “trop d’excès”.

A propos de


  1. Sheila

Depuis l’apparition de #MeToo, la parole des femmes s’est libérée. Toutes les personnes qui ont pu les harceler ont été dénoncées via ce hashtag. À l’occasion de la parution de son nouvel album Venue d’ailleurs, Sheila a accordé une interview au magazine S, de Sophie Davant, et a donné son avis sur ce fameux mouvement. “Il y a trop d’excès“, estime la mère de Ludovic Chancel dans les colonnes du journal paru ce mercredi 19 mai.

La chanteuse n’est évidemment pas contre la libération de la parole, bien au contraire, mais veut tempérer. “On a tous besoin les uns des autres,” confie-t-elle. Et d’estimer : “Une nana qui dit ‘Je n’ai pas besoin de mecs’, je n’y crois pas un instant.” Sheila a fait un petit retour en arrière et s’est souvenue de ces instants où elle était “sifflée dans la rue”. “J’étais ravie“, admet-elle. Et de faire une différence avec ce qu’elle appelle les “gros balourds comme Jean-Claude Brialy. L’acteur lui disait, quand elle arrivait près de lui : “Tiens, voilà maman…“.

La virilité de Johnny, Sardou et Mitchell

Face à l’animatrice d’Affaire conclue, Sheila a toutefois confirmé que c’était deux époques totalement différentes. “À l’époque des yéyé, c’était très fille d’un côté et très garçon de l’autres,” se rappelle-t-elle. Et de poursuivre : “Johnny, Sardou, Eddy Mitchell n’étaient pas à proprement parler des modèles de féminité, c’était plutôt la virilité qui régnait…” Des mots qui ont une certaine résonance quand on sait que Johnny Hallyday n’a jamais caché son amour des femmes et qu’il pouvait parfois être dur avec elles.

Crédits photos : Giancarlo Gorassini/Bestimage

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