Trump le retour ? « On ne peut que s’en inquiéter » craint sa nièce

Critique notoire de Donald Trump, son oncle, Mary Trump redoute plus que tout son retour sur la scène politique. Inquiétude dont elle a fait part ce mercredi 20 janvier sur les ondes d’Europe 1.

A propos de

  1. Donald Trump

Donald Trump l’assure, il n’a pas dit son dernier mot. Ce mercredi 20 janvier, le 45ème président des États-Unis a claqué la porte de la Maison-Blanche sans accueillir son successeur, Joe Biden. Envolé pour la Floride, où l’attend un luxueux complexe de Palm Beach, l’ex-magnat de l’immobilier a promis de faire entendre parler de lui “d’une manière ou d’une autre.” Menace pour sa nièce, Mary Trump, qui a fait part de sa crainte à Julian Bugier sur les ondes d’Europe 1. “Quand il parle de revenir, on ne peut que s’en inquiéter, a-t-elle déclaré.

“Il faut se rappeler que, non seulement il a menti de manière éhontée (…) mais ensuite il a refusé d’admettre sa défaite, ce qui a donné quelques espoirs à ses partisans.” Ce faisant, Donald Trump a aussi attisé leur colère, celle-ci les menant tout droit vers le Capitole, le 6 janvier 2021. D’après la presse américaine, le principal concerné pourrait créer son propre parti politique, de nature nationaliste, en vue de l’élection de 2024. “II va faire comme si”, estime Mary Trump. Elle place sa confiance au Sénat qui, pour lui faire barrage, pourrait invoquer la troisième section du 14ème amendement. Cette dernière “empêche toute personne impliquée dans une insurrection armée contre le pays (…) de se présenter à toute autre élection.”

La balle est dans le camp du Sénat

Les craintes de Mary Trump – qui, malgré leur lien familial, est en froid avec son oncle, elle a même écrit un livre explosif à son sujet – pourraient ne jamais se réaliser. Car si Donald Trump mise tout sur le scrutin de 2024, la Chambre des représentants l’accuse d’“incitation à l’insurrection”, à la suite des émeutes à Washington. Résultat, une deuxième procédure de destitution a été lancée à son encontre. Décision inédite pouvant mettre à mal ses ambitions, sous l’unique condition que cette mise en cause soit examinée puis votée par le Sénat. Une institution partagée entre les républicains et les démocrates à parts égales. Si plus de 67 sénateurs votent contre lui, les rêves présidentiels de Donald Trump voleront en éclats. Dans le cas contraire, rien ne pourra l’empêcher de se représenter. À l’exception, peut-être, d’une image considérablement écornée.

Crédits photos : Backgrid USA / Bestimage

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