« Une 5e vague ? Le mot est trop fort » : le Pr Alain Fischer se veut rassurant

Interrogé par Franceinfo sur la nouvelle augmentation des cas de Covid-19, le professeur Alain Fischer, qui préside le Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, a expliqué que la situation ne ressemble pas à une 5e vague.

Depuis que les températures se sont adoucies en octobre, le nombre de personnes contaminées par le virus du coronavirus a légèrement augmenté. L’objectif des 5 000 nouveaux cas détectés par jour a été dépassé et la campagne de rappel vaccinal n’a pas encore aidé à repasser sous cette barre fatidique. Si l’expression « 5e vague » est sur toutes les lèvres, le professeur Alain Fischer, qui préside le Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, est sûr de lui : la France n’en est pas encore à ce stade de l’épidémie. « Le mot est trop fort, l’augmentation est modérée et on est très loin d’une saturation des hôpitaux« , a-t-il expliqué à franceinfo ce jeudi 4 novembre.

Si pour le professeur la situation n’est pas encore alarmante, il faut quand même rester vigilant. « On est dans un contexte où nous avons un changement de météo, favorable au virus. Donc je ne suis pas dans l’inquiétude, mais dans la vigilance. » Il a quand même tenu à rappeler qu’il y a encore « trop de personnes hospitalisées pour Covid, notamment en soins intensifs« . Les personnes âgées et fragiles doivent faire encore plus attention avec l’arrivée de l’hiver. C’est pour cela qu’elles doivent faire la dose de rappel a expliqué le professeur. « Si elles attendent un peu trop, elles risquent éventuellement de devoir subir une hospitalisation pour une forme sévère de la maladie« , a averti le professeur Alain Fischer.

Une vigilance particulière pour les enfants

Les enfants ne sont pas épargnés par le coronavirus, mais en France, la situation sanitaire est bien moins inquiétante qu’aux États-Unis. Outre-Atlantique, la vaccination a été élargie aux 5-11 ans, ce qui n’est pas le cas dans l’Hexagone. Mais là encore, il est important de bien respecter les gestes barrières pour les protéger des maladies hivernales. « Il y a une autre préoccupation qui est celle des enfants, des bronchiolites (…). Bien respecter les gestes barrières, le port du masque, le lavage des mains, l’aération dans les espaces clos pour éviter le Covid, mais aussi les infections hivernales (…) qui peuvent saturer les lits de pédiatrie dans les hôpitaux« , a-t-il expliqué.

Article écrit en collaboration avec 6Medias.

Crédits photos : Eric Tschaen / Pool / Bestimage

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