VIDÉO – « C’est désolant ! » : Pascal Praud abaisse son fauteuil en direct

Lors d’un débat très animé sur l’impossibilité de rire de l’inceste, dans L’Heure des pros ce jeudi 21 janvier, Pascal Praud s’est laissé aller à un happening improvisé, en faisant mine de s’abaisser sous la table du plateau de manière agacée.

A propos de

  1. Pascal Praud

Le débat était houleux, ce jeudi 21 janvier dans L’Heure des Pros sur CNews. Réunis autour de la table, les chroniqueurs ont débattu de la liberté d’expression autour du rire, en réaction à la démission du dessinateur Xavier Gorce de la rédaction du Monde. Pour rappel, le caricaturiste connu pour ses croquis de pingouins a claqué la porte du journal du soir avec fracas après la publication d’un dessin sur l’inceste, qui avait suscité la polémique. La direction du journal avait présenté ses excuses à la suite de la publication de la caricature, ce que le principal intéressé n’a pas accepté. Très vif, le débat sur la possibilité de rire de tout a animé les chroniqueurs, qui ont eu bien du mal à se faire entendre.

“Ce qu’il se passe, c’est qu’y a des tas de gens qui ont été virés parce qu’il avait fait une blague qu’on trouve bonne ou pas bonne, peu importe…”, a déclaré la polémiste Élizabeth Lévy, dans un brouhaha ambiant, bien en peine d’exprimer clairement son propos. Connu pour son franc-parler, Pascal Praud a réagi à sa manière face à ce plateau indiscipliné. N’en pouvant plus de cette cacophonie, le taulier de l’émission est intervenu avec un gag improvisé en direct : il a soudainement laissé s’abaisser son fauteuil au niveau de la table, le faisant paraître significativement plus petit. “J’en ai marre, Vous hurlez, vous criez, c’est désolant, s’est-il exclamé. J’ai l’impression d’être le souffleur à la Comédie-Française !”

“Chacun joue la blessure”

Après avoir repris sa place habituelle, l’animateur a pu développer plus calmement sa position vis-à-vis de la subjectivité de l’humour. “C’est très simple, j’ai connu les années 70, 80, j’ai adoré cette période parce qu’il y avait une liberté totale. On se moquait beaucoup de la religion catholique dans les années 70. Mes grands-parents étaient horrifiés quand on se moquait de la religion catholique ! Mais ça passait ils n’allaient pas descendre dans la rue ou s’estimer blessés.” Et d’ajouter :Aujourd’hui, chacun joue la blessure, n’est pas blessé mais feint de l’être réellement !”, en dénonçant “des postures”.

Article écrit avec la collaboration de 6Medias.

Crédits photos : Capture d’écran Cnews

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