VIDÉO – “C’est pas un duel !” : Léa Salamé intervient après un échange tendu entre Olivier Véran et Adrien Quatennens

Plus que deux jours avant le premier tour des élections législatives. Ce jeudi 9 juin, dix personnalités politiques d’alliances et partis différents étaient invitées à débattre sur le plateau de France 2022. Ce qui a donné lieu à un vif échange entre Adrien Quatennens et Olivier Véran.

A propos de


  1. Léa Salamé


  2. Olivier Véran

Le débat était plus que jamais de mise, ce jeudi 9 juin, sur France 2. Dix personnalités politiques représentant l’ensemble des partis et alliances se présentant aux élections législatives ont débattu sur diverses thématiques pour tenter de convaincre les Français. Sur la question du pouvoir d’achat, le ton est rapidement monté entre Adrien Quatennens, candidat de La France insoumise à sa réélection dans la circonscription lilloise, et Olivier Véran, porte-voix de Renaissance candidat dans l’Isère. Si bien que Léa Salamé a dû préciser : “Ce n’est pas un duel !” en tentant de redistribuer la parole équitablement.

Le sujet de leur discorde portait plus précisément sur la proposition de blocage des prix soutenue par La France insoumise. “Il y a une chose que M. Véran ne dit pas, c’est que pendant que les Français sont serrés à la gorge sur la question de leur pouvoir d’achat, et spécialement sur le prix des carburants, Total vient d’effectuer le bénéfice record de toute l’histoire de l’industrie en France”, a mis en lumière Adrien Quatennens, en accusant le gouvernement d’alimenter la rente de cette entreprise avec sa remise sur les prix du carburant. “En bloquant les prix comme nous le proposons, la charge ne repose plus sur le Trésor public, mais sur les fournisseurs”, a estimé le jeune député du Nord.

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La Nupes en tête des intentions de vote

En réponse à ces affirmations et accusations, l’ex-ministre de la Santé désormais chargé des relations avec le Parlement a pointé : “Vous êtes censés représenter la gauche et je trouve ça [le blocage des prix, ndlr.] très inégalitaire. Parce que pour vous et moi qui gagnons tous plusieurs milliers d’euros par mois, l’augmentation du paquet de pâtes de 20 ou 30 centimes n’a pas le même effet sur nous et sur les gens qui sont les plus fragiles. (…) Dans un marché mondialisé, bloquer les prix, c’est prendre le risque de pénuries.”

Le poulain de Jean-Luc Mélenchon venait alors tout juste d’expliquer que la guerre en Ukraine, quoi qu’en dise l’actuelle majorité présidentielle, n’avait pas encore d’impact direct sur le quotidien des Français. “Le prix des pâtes a augmenté de 44 % en un an, or actuellement, nous sommes en train de consommer des stocks de blé de l’an dernier. L’augmentation des prix n’a donc rien à voir avec la guerre”, a souligné Adrien Quatennens.

« Le prix des pâtes a augmenté de 44% en un an. La hausse des prix ronge les salaires. Cette explosion des prix a une cause : la spéculation. Nous allons avoir une épidémie de travailleurs pauvres : bloquons les prix, il y a urgence »[email protected] #France2022 #Nupes pic.twitter.com/bonT48AEVG

Avant de commencer à débattre, ce dernier avait tenu à préciser que s’il prenait la parole sous l’étiquette de La France insoumise, lui et ses collègues d’Europe Écologie Les Verts, du Parti socialiste et du Parti communiste français, faisaient avant tout partie d’une même alliance : la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes), légèrement en tête des intentions de vote au premier tour des législatives devant Ensemble, l’alliance présidentielle. “Si les Français élisent une majorité de députés de l’Union populaire les 12 et 19 juin, Jean-Luc Mélenchon sera Premier ministre et c’est notre programme qui s’appliquera”, a-t-il rappelé.

Crédits photos : Capture d’écran / France 2

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