VIDÉO – Emmanuel Macron demande « un effort aux soignants » : la phrase fait grincer des dents

En demandant “un effort aux soignants”, lors de son allocution sur les nouvelles mesures contre le Covid, Emmanuel Macron s’est attiré les foudres de nombreux Français.

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  1. Emmanuel Macron

La phrase est restée en travers la gorge de beaucoup de ses concitoyens. Apparu sur le petit écran de millions de Français mercredi à 20h, pour son allocution très attendue depuis l’Elysée, Emmanuel Macron a demandé des efforts supplémentaires à tout le pays mais aussi au personnel soignant “pour augmenter nos capacités en réanimation, alors que les blouses blanches sont plus que jamais débordées face à la dégradation de la situation sanitaire. “N’oublions pas que depuis un an, ils sont sur le pont sans relâche”, a-t-il quand même souligné, saluant leur “action remarquable.

Pas suffisant pour faire oublier les efforts réclamés aux soignants, qui ont vite indigné les réseaux sociaux. “Qui a enlevé des lits en premier Emmanuel ?“, pouvait-on par exemple lire sur Twitter dans la foulée. “Les infirmiers, internes ou médecins qui ne connaissent plus le mot week end depuis un an, les soignants qu’on a envoyé au front avec des sacs poubelles sans parler des étudiants en santé, vont être ravis d’apprendre que Macron demande “des efforts aux soignants”. Hallucinant“, a pesté un autre twittos, tandis qu’une internaute ironisait sur l'”audace” du président après avoir “supprimé toute l’année des lits d’hôpitaux, des postes de personnel et refusé de répondre à leurs revendications“.

“On va le payer très cher”

Au sein du personnel médical, on reste dubitatif face à la demande d’Emmanuel Macron, qui a également annoncé la fermeture des établissements scolaires pour deux semaines, et suscité un peu d’optimisme en évoquant la possible réouverture de lieux de culture, terrasses et restaurants pour mi-mai. “Les efforts seront faits (…) mais la motivation, le psychologique, ça commence à être difficile“, admet un infirmier sur BFM TV. Une autre infirmière a fait part de ses doutes sur l’annonce concernant la capacité en lits de réanimation, bientôt portée à 10.000 au lieu de 7.000 aujourd’hui : “Annoncer un gros chiffre de capacité, ce n’est pas ce que l’on appelle des lits armés. Des lits sans respirateur, sans infirmier, sans medecin pour s’en occuper, et bien c’est juste un lit“.

Philippe Juvin, chef des urgences de l’hôpital Georges-Pompidou à Paris et maire LR de La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine), s’est quant à lui montré encore plus virulent envers le gouvernement et sa “procrastination ayant provoqué “beaucoup de retard” : “On va le payer très cher“.

Crédits photos : Capture CNews

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