VIDÉO – Obsèques de Bernard Tapie : Jean-Louis Borloo craque pendant la cérémonie

Quelques minutes après son dernier hommage à Bernard Tapie, Jean-Louis Borloo a été submergé par l’émotion, en pleine cérémonie, célébrée ce vendredi 8 octobre dans la cathédrale de la Major, à Marseille.

Une amitié longue comme une vie, à travers tempêtes et maladies. Jean-Louis Borloo a perdu ce dimanche 3 octobre un frère quand Bernard Tapie est décédé. L’ancien ministre était présent auprès du clan Tapie ce vendredi 8 octobre pour les obsèques de son ancien client, devenu un ami des plus proches. Après avoir rendu hommage à Bernard Tapie dans les médias, porté son cercueil sur le parvis de l’église de Saint-Germain-des-Prés, Jean-Louis Borloo a dit finalement adieu à ce frère de cœur, lors de la cérémonie célébrée dans la cathédrale de la Major.

La force et l’émotion étaient les maîtres mots de son discours : il a commencé par saluer celle de l’homme d’affaires aux multiples facettes : « Le gladiateur se repose enfin« . Décrivant le combat inlassable de Bernard Tapie face à la maladie, il s’étonne encore : « Tu as été tout simplement héroïque ». Mais son hommage prend une tout autre tournure, des accents littéraires d’amour familial, quand l’ancien député européen achève son discours par la lecture d’un texte de Rudyard Kipling, originellement adressé au fils de l’écrivain. Car selon Jean-Louis Borloo, le texte semble avoir été tout droit écrit pour décrire celui qu’on célèbre une dernière fois.

« T’as été un homme, mon frère »

« Si tu peux rester digne en étant populaire, Si tu peux rester peuple en conseillant les rois Et si tu peux aimer tous tes amis en frère Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ; Si tu peux être dur sans jamais être en rage, (…) Si tu sais être bon, si tu sais être sage, sans être moral ni pédant, si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite, et recevoir ces deux menteurs d’un même front, si tu peux conserver ton courage et ta tête, quand tous les autres les perdront, alors les rois, les dieux, la chance et la victoire, seront à tout jamais tes esclaves soumis. Et ce qui vaut mieux que les rois et la gloire, tu seras un homme, mon fils. » La voix commence à chanceler, ravie par l’émotion qui rôde et règne dans la cathédrale.

Sur une dernière adresse au disparu, Jean-Louis Borloo achève son discours, et retourne s’asseoir : « T’as été un homme, mon frère. À bientôt« . Mais alors que Samia Ghali, maire adjointe de Marseille s’apprête à prendre la parole à son tour, la caméra s’attarde sur l’ancien ministre. Installé près du président de la région Renaud Muselier, c’est comme si en s’asseyant, la réalité de l’instant lui apparaissant dans sa cruauté. Comme s’il recouvrait d’un effort surhumain, on le voit empoigner la rambarde devant lui, les yeux embués, le visage défait. La vague de l’émoi balaye tout, il s’apprête à vaciller. À ses côtés, Renaud Muselier veille au grain : il lui prend la main, de cette fermeté douce mais consolante, avant de le prendre dans ses bras, pour accueillir ensemble la tristesse qui monte. « Être fort sans cesser d’être tendre« , c’était aussi un des conseils de Kipling.

Crédits photos : Capture d’écran Cnews

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