Xavier Dupont de Ligonnès : ce détail physique qui a failli le trahir

Dans la seconde partie de son enquête consacrée à Xavier Dupont de Ligonnès, le magazine Society révèle que le fugitif a été aperçu par des anonymes. Un détail physique a failli le trahir.

Le 26 avril 2011, Jocelyne H. a, sans le savoir au moment des faits, croisé la route de Xavier Dupont de Ligonnès. Depuis sa caisse d’une station-service de Lançon-Provence, sur une aire d’autoroute, elle fait face à un client dont la ressemblance avec le criminel ne l’interpelle pas au premier abord. Un détail physique a pourtant retenu son attention : il manque une dent à l’homme qui se présente alors à elle. “La deuxième du côté gauche, je crois”, dira-t-elle plus tard aux enquêteurs, comme le rapporte le magazine Society dans la deuxième partie de son enquête consacrée au fait divers surnommé “la tuerie de Nantes.” À l’époque, l’information n’avait pas fuité. Pourtant, il s’agissait là d’un détail qui aurait pu trahir le fugitif, accusé du quintuple meurtre de sa femme Agnès et de leurs quatre enfants, Arthur, Thomas, Anne et Benoît et en cavale depuis neuf ans. Car, comme le rappellent nos confrères, “petit, il manquait une dent à Xavier Dupont de Ligonnès.”

Avant Jocelyne H., un certain Mahjoub B. l’avait aussi aperçu. Après avoir fait le plein, cet anonyme s’est dirigé vers la boutique de la station-service de Lançon-Provence. Là, “il passe devant un homme âgé de 45 à 50 ans, mesurant environ 1,85 mètre.” Un autre, un conducteur du nom de Christophe B. a même partagé son véhicule avec Xavier Dupont de Ligonnès dans la nuit du 25 au 26 avril 2011, toujours sans le savoir. N’ayant pas eu vent de l’affaire, lui qui n’écoutait alors pas les informations, il s’était rappelé de cet auto-stoppeur auprès des enquêteurs, affirmant qu’il ne sentait “pas très bon” et qu’il avait une barbe naissante. L’homme lui avait dit revenir de Paris, où il avait rendu visite à “son vieux père malade”, et lui disait vouloir prendre le train à Aix-en-Provence. Le trajet s’est effectué dans le silence presque complet. Xavier Dupont de Ligonnès a quitté le Volkswagen Combi de Christophe B. à une sortie d’autoroute. Avant de se volatiliser quelques heures plus tard.

“Des dommages collatéraux très forts”

Mais si l’affaire Xavier Dupont de Ligonnès tient les Français en haleine depuis près d’une décennie, elle a surtout plongé une famille entière dans un profond deuil, rendu impossible par la cavale du principal concerné. Un constat évident dans le second volet de l’enquête de Society. “Sur la première partie, il y avait un côté où on était obligé de redonner un peu les grandes lignes de l’affaire”, a expliqué Franck Annese, co-fondateur et dirigeant du groupe So Press. Dans la deuxième partie de ce reportage, l’accent est désormais mis sur la douleur des proches d’Agnès, Arthur, Thomas, Anne et Benoît Dupont de Ligonnès. “On apprend aussi quelque chose d’assez fort (…), c’est que Xavier Dupont de Ligonnès ne s’est pas contenté de tuer 5 personnes en fait, il a fait plus de mal que ça, il y a des proches qui ont énormément souffert (…), des dommages collatéraux très forts.”

Crédits photos : Collection privée XDDL / SIPA

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