Zahia Dehar en garçon, Arielle Dombasle en skater… 5 célébrités bousculent leur image

Nous avons proposé à cinq célébrités de bousculer leur image et de prendre la pose dans un vestiaire à l’opposé de leur style. Résultat : la sexy Zahia se transforme en dandy chic, Marina Hands se fait ultraglamour, Zabou Breitman cède à l’esprit grunge, Arielle Dombasle s’amuse en skateuse et Nora Hamzawi ose afficher sa féminité.

Zahia Dehar : “Je me sens invulnérable en robe”

Costume Paul Smith, chemise et cravate, The Kooples. Derbys Church. Coiffure Rudy Marmet. Maquillage Jean-Michel Dacquin.

Pourquoi avoir choisi ce look ?

«Depuis que je suis toute petite je ne porte que des robes, car c’est ainsi que je me sens la plus forte. Je me sens alors invulnérable. Et j’ai pris l’habitude de structurer mon corps avec des vêtements moulants, mettant en valeur ma silhouette. Revêtir ce costume d’homme ample est à l’exact opposé de mon style et c’est bien ce qui m’amusait d’expérimenter. Habillée comme un garçon, j’adopte une attitude totalement différente. Ce look m’apporte plus de légèreté et me donne envie de faire le pitre !»

Quelle est la définition de votre style ?

«J’ai longtemps essayé de paraître plus âgée que mon âge en portant des tenues codifiées, très femme. Aujourd’hui, j’aime toujours autant les habits près du corps, mais je privilégie les matières plus fluides. Je n’aime pas le côté strict et corseté ou les imprimés trop chargés.»

L’habit fait-il le moine ?

«Absolument pas. La plupart du temps, c’est même le contraire. Les gens importants que je rencontre sont souvent habillés de manière très simple, alors que de trop en faire masque une réelle insécurité, selon moi.»

Dans True Story, sur Amazon Prime Video.

Marina Hands : “J’aime ce qui est spectaculaire”

Robe en tulle et broche, Maison Francesco Scognamiglio. Créole Patou. Coiffure Stéphane Bodin. Maquillage Louise Garnier.

Pourquoi avoir choisi ce look ?

«Parce que c’est de la couture, que c’est ultraglamour et extravagant, et que je ne vois pas dans quel contexte je pourrai porter cette robe sublime. Il n’existe pas d’événement en France où l’on peut arborer ce genre de création. Je le regrette parce que j’adore regarder les tapis rouges américains pour les Oscars, le Met Ball… J’aime ce qui est spectaculaire.»

Quelle est la définition de votre style ?

«Honnêtement je ne crois pas en avoir ! (Rires.) Comme les hommes, je porte tout le temps la même chose et je remets beaucoup mes basiques : un jean, un tee-shirt, des Vans ou des bottines. J’ai pourtant été très coquette, et j’ai eu des phases où je m’habillais comme mes idoles. J’ai notamment eu ma période Madonna durant laquelle j’étais en total look jean. Après, j’ai perdu énormément de liberté parce que les vêtements donnent trop d’indications : je n’ai pas envie qu’on me définisse à travers mes chaussures ou mon sac à main. Je préfère qu’on ne sache rien sur moi.»

L’habit fait-il le moine ?

«Absolument pas. L’habit fait l’habit, et j’admire les gens excentriques. Moi, je ne peux pas l’assumer mais j’adore ceux qui osent. Comme Lady Gaga, qui me rend dingue de joie.

À l’affiche d’Un triomphe, d’Emmanuel Courcol, sortie le 28 octobre.

Zabou Breitman : “Je cherche toujours la disjonction dans mon style”

Veste en cuir et ceinture, Zadig & Voltaire, tee-shirt en coton, MKT Studio, body en résille, Wolford, jupe en dentelle ancienne brodée à la main, Andrew GN. Boucle d’oreille Gunda chez Mad Lords, collier Hermès, bague Akillis, ceinture avec chaînes, Dsquared2, boots Essentiel Antwerp, collier et laisse pour chien, Hermès. Coiffure et maquillage Alexandra Tshiteya

Pourquoi avoir choisi ce look ?

«Ce look grunge, c’est tout ce dont je rêve ! J’ai vécu cette période de près, car j’avais un amoureux en Angleterre à l’époque, et ce mélange des matières et des genres me plaisaient beaucoup. Pourquoi je n’ai pas sauté le pas ? Parce que ce n’était pas moi, tout simplement, mais je trouvais cette allure artistiquement intéressante.»

Quelle est la définition de votre style ?

«Mes parents m’habillaient de façon à ce que je ne sois pas trop “genrée”. J’ai gardé cette habitude, et j’aime être extrêmement à l’aise dans mes vêtements. Mon style ressemble à n’importe quoi, mais je veille à ce qu’il reste joli. Je fais attention aux détails. Et je dessine et fabrique beaucoup. Si je vois une robe avec une coupe qui me plaît, je la reproduis, mais dans une matière différente. Comme dans tout ce que je fais, je cherche toujours la disjonction, le petit décalage qui va rendre la pièce unique.»

L’habit fait-il le moine ?

«Il fait le moine s’il est bien porté. On repère tout de suite les gens qui sont déguisés dans la vie, alors que certains vont naturellement porter de belles choses. C’est inné chez eux. Cela ne coûte pas forcément cher, mais il faut que ça soit beau.»

En tournage de la série Un homme d’honneur, réalisée par Julius Berg pour TF1.

Arielle Dombasle : “Je me sens protégée derrière mes looks”

Sweater Lacoste Sport, maillot de bain, K-Way, pantalon Le Coq Sportif, à la taille, veste Calvin Klein Jeans. Casque Electra, genouillère Pro-tech, baskets Stella Luna, longboard Nomadeshop. Coiffeur et maquilleur Marlon.

Pourquoi avoir choisi ce look ?

«Pour jouer le jeu, aller à l’opposé de mon image “princesse” avec cette allure de skateuse, un sport que j’aime beaucoup, mais que je ne pratique pas. Je trouvais cela fun. Je suis sûre que je ne resterais pas trente secondes sur le skateboard !»

Quelle est la définition de votre style ?

«L’homme que j’aime n’apprécie pas trop quand je suis habillée en ballerine ou en patineuse, comme il dit. Je m’aperçois que j’arbore pourtant bien souvent ce genre de looks. Excentriques. Je crois que les hommes préfèrent un style sobre, élégant, genre tailleur strict, la discrétion en somme. Moi, je me sens protégée derrière mes looks. Le noir comme un bouclier, et souvent un petit col blanc d’écolière qui traverse les années.»

L’habit fait-il le moine ?

«Non, car il me semble que l’un des principes du féminin, c’est dese dérober, se cacher, se travestir, ne pas être révélée d’un coup d’œil, jouer avec les apparences trompeuses. Et puis surtout se divertir avec les manières de se vêtir. Comme nous toutes, non ?»

Empire, son album avec Nicolas Ker, est déjà disponible. Le duo est en concert le 17 septembre à La Maroquinerie, à Paris, avant une tournée dans toute la France.

Nora Hamzawi : “Je ne montre jamais mes jambes, ni rien de mon corps en général”

Nora Hamzawi, du look “pas trop fifille” à la tenue de femme fatale.

Pourquoi avoir choisi ce look ?

«J’ai choisi cette tenue ultrasexy, car, au quotidien, je cherche toujours à garder un côté cool pour ne pas faire trop “fifille”. J’attends que le vêtement m’apporte un peu de force, plutôt que de me soumettre à lui en pensant que je suis trop ronde pour porter tel vêtement, ou que j’ai des jambes trop courtes pour telle pièce… Je ne porte pas d’escarpins parce que je ne sais pas marcher avec, et je ne montre jamais mes jambes, ni rien de mon corps en général. Je n’ai pas envie d’en faire des tonnes, de peur que ça soit raté.»

Quelle est la définition de votre style ?

«Effortless. Mes basiques se résument à un jean Levi’s, un pull et des boots à talons. Mais je suis passée par plusieurs phases vestimentaires. À la fin de mes études, j’enchaînais des CDI qui ne m’intéressaient pas et je ne me préoccupais plus de mon style. Je ne portais que des vêtements gris et trop grands. Depuis que je suis mère, j’assume davantage ma féminité.»

L’habit fait-il le moine ?

«Non. J’ai longtemps pensé qu’il fallait être très bien dans sa peau pour aimer la mode, alors qu’en réalité certaines personnes complexées compensent avec un style pointu. Le vêtement devient alors une force.»

À l’affiche d’Éléonore, d’Amro Hamzawi, sortie le 23 septembre.

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