Avoir un frère ou une soeur cadet(tte) peut influencer nos futurs choix de carrière

Une étude publiée le 23 août 2022 dans la revue Sciences Psychologiques a analysé l’incidence d’avoir un frère ou une sœur du genre différent du nôtre sur l’identité à l’âge adulte. 

En s’appuyant sur un panel de 80 000 personnes dans neuf pays différents, les chercheurs ont étudié dix traits de la personnalité (comme la confiance en soi, la tolérance ou encore la patience). Ils ont révélé que le genre, dans la fratrie pouvait « influencer la personnalité de l’enfant », mais que l’effet disparaissait à l’âge adulte. 

“Nous n’avons trouvé aucun effet causal significatif de l’impact du genre dans la fratrie sur la personnalité des enfants. Cependant, certains schémas familiaux peuvent se répercuter sur les choix de vie des filles aînées, écrivent les chercheur.euses. 

Avoir un petit frère orienterait les choix professionnels des sœurs aînées

Alors que le genre n’agit pas sur la personnalité de manière pérenne, il peut cependant avoir une influence sur nos choix de vie : l’étude a révélé que « les femmes avec un frère cadet gagnaient environ 7% de moins que les femmes avec une sœur cadette. » 

En effet, les scientifiques dévoilent que ces grandes sœurs choisissent plus souvent des carrières dites féminines et, ainsi, “ont davantage un comportement conforme au genre des femmes en termes de choix professionnel et de revenus”, a expliqué le Dr Brenoe, co-auteure de l’étude à Medical News Today

Néanmoins cet effet disparaît dans les familles où l’éducation est dite « plus égalitaire » : “il est plausible de supposer que si les rôles de genre traditionnels dans la parentalité disparaissaient, les effets du genre des frères et sœurs pourraient également disparaître”, ont témoigné les auteurs de l’étude.

Cependant, l’étude comporte des limites importantes : elle ne mentionne pas les cas de figure des aînées ayant un frère et une sœur cadet.ttes et l’influence de ce schéma de fratrie sur leurs aspirations et leurs vies professionnelles.

Être enfant unique affecte le cerveau 

Ce n’est pas la première fois que le lien entre la fratrie et le développement individuel des enfants est fait. Une étude menée par la Southwest University de Chongqing et publiée en 2017 dans la revue Brain Imaging and Behavior a révélé qu’avoir des frères et sœurs – ou non – influençait le développement structurel du cerveau.

Grâce à un panel de 250 étudiants, dont la moitié étaient enfants uniques, les chercheurs ont compris que ces derniers “présentaient des scores de flexibilité plus élevés (une dimension de la créativité) que les enfants non uniques », grâce notamment à « un volume plus important de matière grise dans le lobe pariétal ». 

Alors qu’à l’âge adulte, le genre de la fratrie ne semble pas avoir d’influence systématique sur la personnalité, dans l’enfance, “l’environnement familial (c.-à-d. enfant unique vs enfant non unique) peut jouer un rôle important dans le développement du comportement et de la structure cérébrale des individus », concluaient déjà les chercheurs.

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