Balade dans le Paris du chanteur Benoît Dorémus

L’artiste, qui vient de publier son cinquième album Désolé pour les fantômes vit à Paris depuis vingt ans. Dans chacun de ses disques, il évoque la capitale. Nous l’avons suivi… « J’aime Paris, j’aime Paris, j’aime Paris ! Quand un orage éclate, Ouragan aux Abbesses, Silence de mort aux Halles, Pour une fois que Barbès, tiens… C’est Palais Royal ! », chante Benoît Dorémus. L’auteur-compositeur-interprète confie : « J’ai compris que j’étais en vrai parisien quand j’ai commencé à écrire des chansons sur Paris. Cette ville m’inspire. »

De la rue de Rennes à celle de la Gaîté

Il nous a donné rendez-vous rue de Rennes, où il a coutume d’aller acheter lui-même un exemplaire de chacun de ses albums quand ils sortent. Il aime prendre un verre et aller applaudir d’autres artistes rue de la Gaîté, qui abrite plusieurs théâtres dont Bobino, « un pull encore un peu trop grand pour moi, mais j’espère un jour pouvoir m’y produire. » Il a joué en première partie à l’Olympia de Francis Cabrel et Renan Luce « un plaisir que j’ai savouré une bonne dizaine de fois, c’est très intimidant aussi. J’ai foulé aussi les planches de grosses salles comme le Zénith. »

Pas loin, se trouve la brasserie La Closerie des Lilas, où il a « déjeuné une bonne centaine de fois avec Renaud » qui l’a aidé à se lancer et qui a repris en concert son titre Rien à te mettre. Ce morceau faisait d’ailleurs partie de la play-list spatiale de Thomas Pesquet.

Le musicien a signé un titre baptisé Je retiens les dates des morts : « Parfois avec des potes en soirée ou avec mes frères on se met des colles pour se faire deviner des dates, sourit-il. Voilà de cette bizarrerie de mémoire j’en ai fait une petite chanson légère et profonde j’espère… » Il a donc semblé naturel qu’il nous emmène au cimetière de Montparnasse, où il aime aller saluer Gainsbourg, qui fait partie de ses références.

« Sur la tombe de Gainsbourg, comme on le voit aujourd’hui, il y a souvent des choux en clin d’oeil à l’homme à la tête de chou et des mégots. Avec Chirac qui n’est pas loin, ils ont peut-être des choses à se dire, allez savoir… »

à franceinfo

Après un passage au gymnase René Mouchotte, où l’artiste pratique le roller-hockey, direction L’Entrepôt, lieu culturel qui possède une salle de spectacle où Benoît Dorémus a fait ses débuts.

Puis cap impasse Florimont. Pour découvrir, tout au fond de l’allée, la maison de Georges Brassens. Sur la façade, le visage du célèbre sétois moustachu a été sculpté par le chanteur Renaud. L’occasion de croiser une ex-comptable, Françoise. D’origine italienne comme Brassens, elle l’a côtoyé quand elle vivait dans le 14ème arrondissement. Hasard étonnant, elle a choisi ce jour-là pour venir découvrir pour la première fois ce lieu… la larme à l’oeil.

Benoît Dorémus est en concert le 10 mai au Café de la Danse à Paris (11e). Pour découvrir son travail et ses dates de concerts, c’est ici.

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