Bébés morts-nés : 2 millions par an, plus de cas à cause du Covid ?

Le taux de mortinatalité pourrait fortement diminuer en instaurant une meilleure surveillance et des soins adaptés avant et pendant l’accouchement, estime l’ONU dans un rapport publié ce 8 octobre. Mais la pandémie de Covid-19 risque aussi d’augmenter le nombre de bébés morts-nés à travers le monde.

  • Mortinatalite-definition
  • Chiffres
  • Causes ?
  • Bébé mort né et Covid-19

Une “tragédie négligée”, voici le nom du rapport publié ce jeudi 8 octobre par l’Organisation des Nations Unies (ONU). Il met en lumière les 2 millions de bébés morts-nés chaque année dans le monde, et pointe du doigt le fait que beaucoup de drames pourraient être évités. Et pour cause, cela équivaut à 1 décès toutes les 16 secondes. Un chiffre qui pourrait être davantage aggravé par la pandémie de Covid-19, alerte également l’Onu, l’Unicef, la Banque mondiale et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans leur rapport.

Qu’est-ce que la mortinatalité ?

On parle de mortinatalité lors de l’accouchement d’un bébé mort-né après au moins vingt-huit semaines de gestation. Le décès peut être survenu in utero (au cours du troisième trimestre de la grossesse) ou pendant le travail (mort per partum) indique l’Onu dans son rapport.

Bébé mort-né : un chiffre en baisse mais encore trop important

Alors qu’en 2000, on comptabilisait 2,9 millions de bébés mort-nés à travers le monde, vingt ans plus tard, ils sont près d’un million de moins. Cependant, le rapport estime que “les avancées sont lentes”. Et largement inégales. Ainsi, dans les pays pauvres, comme en Afrique subsaharienne ou encore en Asie du Sud, la mortinatalité représente 62% du total des naissances, et 84% de l’ensemble des bébés mort-nés à travers le monde. 

Morts-nés, les principales causes

Selon l’Onu, cette mortinatalité serait principalement due à “l’absence d’investissements” au sein des services de suivi de grossesse et d’accouchement. Ce que préconise le rapport : renforcer le personnel infirmier et les sages-femmes. Pour parvenir à ces conclusions, les organisations se sont aperçues que 40% de ces décès survenaient lors de l’accouchement en raison d’une hypertension artérielle, de diabète, d’une maladie infectieuse, ou encore d’une hémorragie de la délivrance de la mère. Autre causes possibles, un terme dépassé, une malformation fœtale ou encore un enroulement du cordon ombilical.

Que faire pour limiter les risques ?

Une meilleure surveillance de la mère et du bébé ainsi que “des soins prénatals adaptés et à du personnel qualifié” pourraient donc largement limiter cette mortinatalité car comme le précise Henrietta Fore, la directrice générale de l’Unicef “ce drame n’est pas inéluctable”. 

Bébé mort-né et covid-19 : un bilan qui pourrait s’alourdir ?

Newsletter

Les informations recueillies sont destinées à CCM Benchmark Group pour vous assurer l’envoi de votre newsletter.

Elles seront également utilisées sous réserve des options souscrites, à des fins de ciblage publicitaire.

Vous bénéficiez d’un droit d’accès et de rectification de vos données personnelles, ainsi que celui d’en demander l’effacement dans les limites prévues par la loi.

Vous pouvez également à tout moment revoir vos options en matière de ciblage. En savoir plus sur notre politique de confidentialité.

Voir un exemple

Hélas, à ces 2 millions de bébés morts-nés pourraient s’ajouter 200 000 cas supplémentaires comme l’indique le rapport. En cause ? La pandémie de Covid-19.Tout d’abord, en raison de l’augmentation massive de la pauvreté provoquée par la récession mondiale”, confie à l’AFP Mark Hereward, directeur adjoint de l’Unicef chargé des données et des statistiques. L’autre risque, c’est que les “professionnels de santé soient réaffectés” pour aider à prendre en charge les patients atteints au Covid-19 ou que les gens aient “trop peur” d’être contaminés en se rendant à l’hôpital.

Source: Lire L’Article Complet