Ce facteur va faire plus de dégâts sanitaires que toutes les maladies infectieuses réunies

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Selon une récente étude relayée par le quotidien britannique The Guardian, un facteur en particulier pourrait être plus mortel que toutes les maladies infectieuses réunies, si rien n’est fait pour le réduire. Découvrez quel est ce facteur qui pourrait augmenter le nombre de décès dans le monde.

Extinction des espèces, fonte accélérée des glaciers, fortes chaleurs… Ces nombreuses catastrophes climatiques et désastres météorologiques affectent au quotidien la planète mais aussi notre santé. Et pour cause, si rien n’est fait pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et lutter contre le réchauffement climatique, la hausse des températures engendrée provoquera plus de décès que toutes les principales maladies infectieuses. C’est le constat dressé par des chercheurs dans une étude du Bureau national de recherche économique, relayée ce 4 août par le quotidien britannique The Guardian.

Hausse des températures : 73 décès pour 100 000 habitants d’ici la fin du siècle

Selon l’étude, si aucune mesure n’est prise pour limiter les émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique, les taux de mortalité mondiaux liés aux fortes chaleurs augmenteront de 73 décès pour 100 000 habitants d’ici la fin du siècle. Un chiffre qui correspond presque au nombre actuel de décès dus à toutes les maladies infectieuses, comprenant la tuberculose, le VIH, le paludisme, la dengue et la fièvre jaune.

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs se sont appuyés sur les données de 40 pays sur les décès et la hausse des températures afin de déterminer le lien entre les deux. Les scientifiques se sont également concentrés sur les causes directes des décès, telles que les coups de chaleur ou un facteur moins évident comme les crises cardiaques survenues en période de canicule.

La hausse des températures serait en particulier meurtrière dans les pays pauvres

D’après l’étude, la hausse des températures ferait des ravages en particulier dans les régions et les pays pauvres, situés dans les zones les plus chaudes du monde. Ces territoires auront du mal à s’adapter à ces conditions qui feront de plus en plus de victimes. Parmi ces pays, on retrouve le Ghana, le Bangladesh, le Pakistan et le Soudan, qui devront faire face à 200 décès supplémentaires ou plus pour 100 000 habitants. Les pays plus riches et situés dans des zones plus froides du globe, tels que la Norvège et le Canada, verront eux une baisse du nombre de décès. La raison simple : de moins en moins de personnes mourront de froid.

“Même s’ils connaissent une augmentation du taux de mortalité, les pays riches pourront payer pour s’adapter au changement. Ce sont en réalité les personnes qui ont le moins contribué au réchauffement climatique qui en souffriront”, a expliqué au quotidien britannique Amir Jina, économiste environnemental à l’Université de Chicago et co-auteur de l’étude.

Les personnes fragiles seraient davantage affectées par la hausse des températures

“De nombreuses de personnes âgées meurent à cause des effets indirects de la chaleur”, a souligné l’économiste. Selon lui, les personnes vulnérables, soit souffrant de maladies cardiaques par exemple, seraient aussi davantage touchées par les fortes chaleurs. “Une situation étrangement similaire au Covid”, a-t-il poursuivi.

Dans le pire des scénarios, les émissions de gaz à effet de serre continueraient d’augmenter, ce qui entraînerait une augmentation moyenne de la température mondiale de plus de 3 degrés d’ici 2100. Dans le cas inverse, où les émissions seraient rapidement réduites, les décès liés à la hausse des températures diminuerait d’un tiers par rapport au scénario le plus grave, ont constaté les chercheurs.

“Il est plausible que nous puissions avoir le pire des scénarios et que cela implique des mesures drastiques comme l’émigration de nombreuses personnes (…). Tout comme lorsque Covid submerge un système de santé, il est difficile de dire ce qui se passera lorsque le changement climatique mettra les états au pied du mur. Nous devons donc absolument comprendre le risque climatique et investir pour l’atténuer, avant de commencer à en constater les conséquences”, a déclaré Amir Jina.

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