Ces médicaments à utiliser avec précaution après 60 ans

Ibuprofène, warfarine, zolpidem… certains médicaments doivent faire l’objet d’une vigilance particulière en particulier chez les seniors. Suivez le guide.

Restez informée

Les médicaments comportent tous des effets indésirables, plus ou moins sévères. Mais quand on prend de l’âge, la physiologie et le métabolisme de notre organisme évoluent. Le risque est alors de devenir plus vulnérables à certaines classes de médicaments.

Attention aux anti-inflammatoires

Diclofénac, Ibuprofène, Kétoprofène…Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont des antalgiques (ou antidouleurs) très utilisés par les plus de 60 ans. Et la plupart sont disponibles sans ordonnance.

Cette classe de médicaments présente pourtant un risque d’ulcères gastroduodénaux et d’hémorragie digestive, accru lorsqu’on prend de l’âge. Ils peuvent également faire augmenter la pression artérielle.

Lorsque c’est possible, préférez d’autres antalgiques à moindre risque, comme le paracétamol, à condition de respecter la dose maximale journalière de trois grammes par jour.

Si votre médecin vous prescrit un AINS, il s’assurera de surveiller votre pression artérielle et associera ce traitement à un médicament antiacide pour protéger votre tube digestif.

Anticoagulants et risque de chute

Ces médicaments sont utilisés pour empêcher la formation de caillots sanguins. Ils sont ainsi prescrits en cas de phlébite, d’immobilisation temporaire liée par exemple à une opération, ou encore aux personnes qui souffrent d’un trouble du rythme cardiaque.

Mais ces médicaments, en particulier ceux qui contiennent de la warfarine, présentent un risque accru d’hémorragie, qui devient plus préoccupant à mesure que l’on prend de l’âge car le risque de chute – et donc d’hémorragie consécutive au choc de la chute – augmente. À partir de 65 ans, plus d’une personne sur trois fait au moins une chute par an. C’est votre médecin qui évaluera les bénéfices et les risques de vous prescrire ce type de traitement selon votre situation individuelle.

Antihypertenseurs : surveillance accrue

Si vous prenez des médicaments contre l’hypertension, ou antihypertenseurs, votre médecin mesurera régulièrement votre pression artérielle en position assise et debout. Pour s’assurer de leur efficacité ? Pas seulement : c’est aussi pour rechercher une éventuelle hypotension orthostatique que peuvent induire ces traitements. Cette baisse excessive de la pression artérielle lorsque l’on se lève augmente en effet le risque de chutes et de fractures, en particulier après 65 ans.

Diurétiques : suivre le taux de potassium

Ces médicaments sont également utilisés contre l’hypertension artérielle. Mais attention au risque de perte de potassium, aussi appelée hypokaliémie. Les diurétiques dits thiazidiques (hydrochlorothiazide ou chlorthalidone) présentent moins de risque. Mais une surveillance du taux de potassium dans le sang, la kaliémie, reste indispensable avec ces traitements.

Les hypnotiques, ennemis des seniors ?

Des hypnotiques comme le zolpidem, l’eszopiclone ou le zaleplon, sont parfois prescrits contre les insomnies. Problème : ils augmentent le risque de troubles cognitifs, de confusion, de chutes et de fractures après 60 ans. Leur prise doit donc uniquement se faire sur une courte durée et il est préférable de trouver des alternatives.

D’autres pistes existent. Il faut notamment rechercher la cause de l’insomnie pour la prendre en charge, mettre en place des mesures d’hygiène du sommeil ou encore entreprendre une thérapie cognitivo-comportementale parfois très efficace contre les troubles du sommeil.

Source: Lire L’Article Complet