Chéri(e), voici 7 séries à mater si on s’abonne à Prime Video Ligue 1

Après le tennis avec Roland-Garros, le football avec la Ligue 1 ! Amazon Prime Video a acquis le 11 juin 80 % des droits télés de la Ligue 1. Les fans du ballon rond devront débourser 12,99 euros par mois pour avoir accès à
Prime Video Ligue 1  à condition d’être abonné au service Amazon Prime (5,99 € par mois ou 49 € par an). Il conviendra donc d’aligner au minimum 17,08 euros par mois (avec l’abonnement annuel) ou 18,98 euros (avec l’abonnement mensuel) pour mater les 302 matchs en exclusivité sur la plateforme de Jeff Bezos.

Au-delà de la populaire The Boys, du succès critique Homecoming , des cultes Community, The Office et Parks and Recreation et des séries bardées de récompenses comme  Fleabag et The Marvelous Mrs Maisel, voici 7 pépites à découvrir sur
Prime Video pour convaincre votre conjoint(e) qui n’aime pas le foot de l’intérêt mutuel de s’abonner à la plateforme.

« I Love Dick », une comédie hilarante sur le désir féminin

Une pépite créée Jill Solloway (à qui l’on doit aussi l’excellente série Transparent, une des premières productions Amazon Studios). Adaptation du roman épistolaire et manifeste féministe éponyme de Chris Kraus, I Love Dick suit les aventures de Chris (Kathryn Hahn, la méchante de WandaVision), réalisatrice indépendante new-yorkaise qui suit son mari, Silvere (Griffin Dunne), à Marfa, à la fois coin perdu et « pourri » au beau milieu du désert texan et épicentre « branché » de la contre-culture américaine. Sylvère, écrivain, y entame une résidence pour « penser l’holocauste », sous le mentorat de Dick, l’homme qui va fasciner Chris. Dès le premier regard posé sur ce cow-boy viril, arrogant, ténébreux et charismatique campé par Kevin Bacon, Dick (qui désigne en anglais le diminutif de Richard et le terme argotique « bite ») devient l’objet de tous les fantasmes de la cinéaste. Le vrai Dick, non fantasmé, (« real dick » veut dire « connard » en anglais) s’avère être misogyne : « La plupart des films faits par des femmes ne sont pas si bons », lance-t-il à la cinéaste lors d’une conversation. « Sally Potter, Jane Campion et Chantal Akerman », lui rétorque-t-elle. Méprisée par l’objet de son désir, la réalisatrice va, afin de canaliser son « obsession », faire de Dick, l’objet de son nouveau projet artistique, une autofiction. I Love Dick érige ainsi le désir sexuel comme vecteur sine qua non de la création. Une série hilarante et unique en son genre sur le désir féminin.

« Counterpart », une série d’espionnage mâtinée de SF

Une série d’espionnage mâtinée de SF avec la maturité dramatique de The Americans (un chef-d’œuvre, dont les six saisons sont également disponibles sur Prime Video) ! Cette série de Justin Marks suit Howard Silk (J.K. Simmons qui livre une performance phénoménale), simple employé d’une agence d’espionnage des Nations Unies à Berlin, menant une vie à la routine implacable. Mais sa vie si bien rangée bascule le jour où il apprend que durant la guerre froide, un mystérieux événement a divisé la réalité en deux. L’existence de cette seconde dimension est bien évidemment le secret le mieux gardé du monde… La vie d’Howard va basculer le jour où son homologue, un homme sûr de lui et agressif, a besoin de lui pour enquêter sur un complot qui touche les deux univers parallèles… Le début d’un thriller d’espionnage captivant et d’un double jeu fascinant.

« The Underground Railroad », une œuvre bouleversante sur l’esclavage

Nul doute qu’au moins une scène ou un plan de The Underground Railroad vous collera à la peau jusqu’à la fin de vos jours ! Le réalisateur auréolé d’un Oscar pour Moonlight, Barry Jenkins signe une puissante adaptation du
roman de Colson Whitehead, prix Pulitzer et National Book Award, encensé par Barack Obama. Cette minisérie suit la fuite de Cora (Thuso Mbedu) et Caesar (Aaron Pierre), esclaves dans une platation de l’Etat de Georgie. Pour rejoindre la promesse toujours insaisissable de la liberté, ils vont découvrir l’existence du légendaire « Chemin de fer clandestin », historiquement, un réseau de routes clandestines utilisées par les esclaves pour se réfugier au-delà de la ligne Mason-Dixon et jusqu’au Canada avec l’aide des abolitionnistes, allégoriquement matérialisé dans la série par une véritable voie ferrée souterraine. Mais Ridgeway (Joel Edgerton) est déterminé à ramener Cora à la plantation, d’autant plus qu’il n’a jamais retrouvé la mère de Cora après sa fuite. Alternant magistraux tableaux et scènes d’une violence sidérante, The Underground Railroad montre comment les blessures causées par l’esclavage peinent à cicatriser dans l’Amérique d’aujourd’hui. Une œuvre aussi bouleversante, choquante que poétique.

« Red Oaks », une comédie potache et tendre

Une merveille de comédie à exhumer d’urgence ! Red Oaks, produite par Steven Soderbergh et David Gordon Green, suit dans le New Jersey du milieu des années 1980, David Meyers (Craig Roberts), jeune étudiant, qui passe son été dans le cossu country club de Red Oaks comme moniteur de tennis pour riches oisifs. Ce cousin éloigné (et moins pleurnichard) de Dawson est un peu paumé : cet aspirant réalisateur hésite à réintégrer sa fac new-yorkaise à la rentrée, ses parents se séparent, sa relation avec sa petite amie bat de l’aile et la fille de son patron le trouble… Ce qui s’ensuit est un clin d’œil chaleureux et sincère aux teen movies des eighties et nineties, épaulé par la présence derrière la caméra des réalisateurs Amy Heckerling (Ça chauffe au lycée Ridgemont, Clueless) ou Gregg Araki (The Doom Generation, Nowhere) et devant la caméra des comédiens Paul Reiser (Dingue de toi) ou encore Jennifer Grey (Dirty Dancing), épatante en quinqua découvrant sur le tard son penchant pour les femmes. Trouvant le juste équilibre entre humour potache et pince-sans-rire, Red Oaks s’élève grâce à sa galerie de personnages touchants auxquels on s’intéresse vraiment, le tout, bercé par
une bande-originale d’anthologie.

« Tales from the Loop », une anthologie SF atypique

Une adaptation, non pas d’une énième saga d’heroic fantasy, mais des peintures et dessins futuristes de l’artiste suédois Simon Stålenhag. Une œuvre qui a frappé l’imagination du scénariste Nathaniel Halpern (The Killing, Outcast et surtout le coauteur de Legion) qui en tire une touchante et poétique anthologie. Tous les épisodes peuvent se regarder indépendamment à l’exception du dernier, qui fait se rejoindre et se conclure plusieurs arcs commencés dans les autres épisodes. Tous les épisodes se déroulent dans une petite ville fictive de l’Ohio dans une version rétro futuriste des années 1980 où un centre de physique expérimentale étudie les pouvoirs de la Boucle (« The Loop » du titre), une sorte d’accélérateur de particules, placé sous la ville, qui offre aux habitants un champ de possibilités sans limite. Chaque épisode plonge un personnage (chaque protagoniste se retrouvant personnage secondaire dans les autres épisodes) dans une situation surnaturelle provoquée grâce à l’étrange machine : body swap, voyage dans le temps, pouvoir de suspendre le temps, etc. L’occasion pour chacun des héros de mettre en lumière une faille profonde et déboucher sur une prise de conscience à la manière d’un conte.

« Undone », une pépite d’animation pour adultes

Un objet sériel non identifié ! Undone, série animée créée par Raphael Bob-Waksberg (BoJack Horseman) et Kate Purdy, suit Alma (Rosa Salazar, déjà numérisée dans Alita : Battle Angel), jeune trentenaire malentendante, qui découvre à la suite d’un accident de voiture presque fatal, à son chevet, son père (Bob Odenkirk de Better Call Saul), décédé 20 ans plus tôt. Il lui explique qu’elle peut désormais voyager dans le temps. Elle décide d’utiliser ce don pour découvrir la vérité sur la mort de son père. Le tout en utilisant la technique de la rotoscopie, comme dans A Scanner Darkly de Richard Linklater. De la touchante dynamique entre Alma et Jacob à la question existentielle de la perception en passant par la mélancolie et la maladie mentale, Undone propose une nouvelle approche de la SF en série, qui s’avère être aussi puissante qu’innovante.

« Mozart in the Jungle », une comédie dramatique fantasque

Une comédie dramatique aussi fantasque son titre ! Mozart in the Jungle, série inspirée par les truculentes mémoires du même nom de la hautboïste Blair Tindall, se déroule dans les coulisses de la scène musicale classique new-yorkaise des années 2010. Tout commence lorsque l’excentrique Rodrigo, personnage inspiré par Gustavo Dudamel et joué par Gael Garcia Bernal, devient le nouveau chef d’orchestre du prestigieux New York Symphony, chargé de donner un coup de jeune à la formation. Les méthodes peu orthodoxes du jeune prodige sont scrutées et critiquées par son prédécesseur, Thomas Pembridge, maître vieillissant dont l’ego n’a cessé de croître avec l’âge, interprété par l’acteur britannique Malcolm McDowell, l’inoubliable Alex DeLarge d’Orange Mécanique de Stanley Kubrick. Parmi les nouveaux musiciens, Hailey, hautboïste, réalise ce qui se cache en coulisses… Au fil des épisodes, Mozart in the Jungle joue sa petite musique, qui se révèle être une audacieuse symphonie de sexe, de drogue et de rock’n’roll !

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