Covid-19 : peut-on tester son immunité après avoir été vacciné ?

On le sait : la vaccination contre la Covid-19 permet d’atteindre un certain niveau de protection contre le virus. Ce niveau de protection peut-il être quantifié à titre individuel grâce à un test ? Éléments de réponse.

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Près de 12 millions de Français ont d’ores et déjà reçu les deux doses d’un des vaccins anti-Covid-19. Une quinzaine de jours après cette seconde injection, l’immunité conférée par ce sérum est optimale : les personnes qui en ont bénéficié sont alors complètement vaccinées et disposent d’une protection contre la Covid-19. Cette dernière est de 95 % dans le cas du vaccin Pfizer/BioNTech, de 94,5 % dans le cas de Moderna, de 82,4 % dans le cas d’AstraZeneca et de 72 % dans le cas de Janssen, qui ne nécessite qu’une seule injection. Mais est-il possible d’évaluer le niveau de protection conféré par la vaccination chez un individu ?

Vaccin Covid-19 : des tests spécifiques pour mesurer leur efficacité ?

On le sait : les tests sérologiques permettent de savoir si l’on a été infecté par la Covid-19. Ce prélèvement sanguin a pour objectif de rechercher la présence d’anticorps dirigés contre le virus développés par l’organisme à la suite d’une infection. Il est donc également possible de rechercher la présence d’anticorps développés grâce à la vaccination. Mais dans ce cas, le test sérologique “n’est pas remboursé, et cela ne fait pas partie des recommandations”, explique à BFMTV Henry-Pierre Doermann, vice-président du syndicat des biologistes.

Ce test permet de savoir si l’organisme a fabriqué des anticorps contre le Sars-CoV-2. Cependant, il ne permet pas de déterminer si la présence de ces anticorps est due à une infection passée à la Covid-19 ou à la vaccination. Pour ce faire, il existe des tests quantitatifs mesurant les effets des vaccins, comme le révélait Les Echos en avril dernier. Le quotidien citait notamment des tests mis au point par le laboratoire Roche, le laboratoire Abbott ou encore le laboratoire Eurofins. Ces derniers détectent les anticorps dirigés contre la protéine S du virus générés par le vaccin.

Les anticorps ne sont pas forcément synonymes d’immunité

La prudence reste néanmoins de mise, car la présence d’anticorps ne signifie pas que l’on est forcément immunisé contre le coronavirus. Elle “n’est pas synonyme de protection immunitaire. En effet, si la présence d’anticorps neutralisants a pu être observée chez des patients, il n’existe pas encore de corrélat de protection. Une protection certaine à moyen terme, durable ou définitive n’est pas garantie”, indique la Haute Autorité de Santé (HAS).

Les résultats de ces tests doivent donc être interprétés avec précaution. “Aujourd’hui, on ne connaît pas le taux d’anticorps nécessaire pour être protégé, aucun seuil n’est clairement défini. Un test sérologique révélant un faible taux d’anticorps ne signifie pas nécessairement que la personne ne répond pas au vaccin”, explique à la Tribune de Genève le Pr Christian van Delden, chef de l’unité d’infectiologie et de transplantation des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG).

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