Covid-19 : que sait-on des patients en réanimation ? Les nouvelles données de l’AP-HP

Si la contagiosité du variant Omicron semble se confirmer avec le nombre de cas positifs qui explose actuellement en France, la dangerosité de cette mutation du virus pourrait, quant à elle, être moindre… L’AP-HP semble aller dans ce sens, avec la publication d’un premier rapport sur la proportion des variants dans les prises en charge à l’hôpital.

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Le variant Omicron, plus contagieux que le variant Delta, est désormais majoritaire parmi les infections en France. Alors que le nombre de cas positifs au Covid-19 quotidien bat des records en ce début d’année, le nombre d’hospitalisations augmente également ces derniers jours.

Plusieurs études tendent à dire que la mutation du virus qui circule activement actuellement dans de nombreux pays pourrait être moins dangereuse pour l’homme, bien que son pouvoir de contamination soit élevé. Dans un récent rapport, l’AP-HP a donc cherché à connaître la proportion des variants Omicron et Delta parmi les patients admis à l’hôpital.

Variant Omicron : moins de risques d’hospitalisation en soins intensifs avec cette mutation du virus ?

Les données médicales de plus de 3.000 patients, hospitalisés entre le 1er décembre 2021 et le 4 janvier 2022, ont été analysées par l’AP-HP. Parmi eux, certains ont été admis en soins critiques, tandis que d’autres ont été pris en charge en « hospitalisation conventionnelle », comme le précisent les auteurs de cette récente publication.

L’AP-HP révèle notamment que le variant Omicron reste actuellement minoritaire dans les admissions en soins intensifs, en comparaison avec le variant Delta. Seuls 19% des patients infectés par le Covid-19 pris en charge en service de réanimation ont contracté le variant Omicron sur la période étudiée.

En hospitalisation conventionnelle, cette mutation récente du virus est en revanche davantage présente : elle représente 54% des admissions.

Ces premières données publiées, qui seront actualisées au fur et à mesure, permettent de comprendre que « la probabilité d’avoir recours aux soins critiques (soit directement, soit après un passage par l’hospitalisation conventionnelle) est trois fois plus élevée chez les patients infectés par le variant Delta que par le variant Omicron », comme le précise le communiqué de l’AP-HP.

Source : Covid-19 : Premières estimations de la place des variants Delta et Omicron chez les patients hospitalisés à l’AP-HP du 1er décembre 2021 au 4 janvier 2022.

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