Covid-19 : une campagne de vaccination grand public à partir d’avril 2021

À l’occasion d’une rencontre avec le premier ministre belge, Alexander De Croo, dont le but était de coordonner les efforts des deux pays dans la lutte contre la pandémie, Emmanuel Macron a dévoilé les premiers détails de la campagne de vaccination contre la Covid-19 en France.

Le Président de la République prévoit pour début 2021 “une première campagne de vaccination très ciblée, avec des vaccins de première génération”, suivie d’une “deuxième vague de vaccination qui s’ouvrira, quelque part entre avril et juin qui, elle, sera plus large et plus grand public et qui ira vers une stratégie de vaccination du plus grand nombre”, a-t-il expliqué, ce mardi 1er décembre 2020.

Des vaccins première génération fin décembre-début janvier

Selon le chef de l’Etat, la première phase de la vaccination aura lieu “dès que possible après les homologations des autorités sanitaires européennes, entre fin décembre et début janvier”.

“Il ne s’agira pas d’une campagne grand public, compte tenu des doses auxquelles nous auront accès pour nos pays”, a-t-il ajouté.

Cette première phase, sera alors réalisée avec des vaccins de première génération “sur lesquels on a peu de recul et dont les conditions de conservation et de logistique sont assez complexes, -80 ou -20 degrés à ce stade, et qu’on va plutôt réserver aux publics les plus sensibles”, a indiqué Emmanuel Macron.

Elle visera donc en priorité les personnes à risque, comme les personnes âgées qui résident en Ehpad ou autre hébergement collectif et les personnels soignants.

Une stratégie conforme aux recommandations de la Haute Autorité de Santé et confirmée par le Premier ministre devant l’Assemblée nationale.

Avec plus de 16 000 morts sur un total de 52 000, les résidents en Ehpad représentent plus d’un tiers des décès totaux en France. Des chiffres alarmants, qui poussent les autorités à vouloir les vacciner en priorité.

Une deuxième génération de vaccins entre avril et juin

La campagne de vaccination grand public pour lutter contre la pandémie se fera quant à elle “entre avril et juin”, toujours sur la base du volontariat.

En effet, le Président de la République a tenu à réaffirmer que la vaccination ne pourra être imposée. “Il ne s’agira pas d’une stratégie de vaccination obligatoire mais d’une stratégie de conviction et de transparence”, a-t-il insisté.

Selon France Info, dont le service politique a contacté l’Elysée ce mardi, cette vaccination grand public “sera envisageable avec l’arrivée des vaccins deuxième génération si les questions logistiques sont réglées, si on est en capacité de mobiliser médecins généralistes et pharmaciens”.

Pas de “course contre-productive” entre états européens

Emmanuel Macron souhaite à tout prix éviter une concurrence entre les pays membres de l’Union européenne vis-à-vis des vaccins.

Le chef de l’exécutif a ainsi rappelé que les doses avaient été réservées au niveau de la Commission européenne, avec “une clé de répartition entre les États membres en fonction de la population”, afin d’éviter une “course contre-productive”.

Ces vaccins seront “alloués, produits et acheminés dans chaque pays dans le cadre d’une stratégie européenne”, puis “la stratégie vaccinale sera déterminée au niveau national par chaque État membre”, a-t-il précisé.

Alexander De Croo estime également qu’”il n’y aura pas une bataille entre les pays européens” grâce à cette mutualisation, mais le Premier ministre belge a tout de même noté que “vacciner des centaines de millions d’Européens” prendrait “plusieurs mois” et qu’il faudra donc s’armer de patience.

L’Agence Européenne des Médicaments a de son coté annoncé mardi 1er décembre qu’elle tiendrait une réunion extraordinaire “au plus tard” le 29 décembre pour donner, ou pas, son feu vert à la commercialisation du vaccin contre la Covid-19 de Pfizer et BioNTech. L’avis sur le projet de Moderna est quant à lui attendu pour le 12 janvier.

Le Royaume-Uni lance sa campagne de vaccination

Le Royaume-Uni est le premier pays au monde à autoriser une vaccination contre la Covid-19.

Le gouvernement britannique a annoncé ce mercredi 2 décembre que le vaccin imaginé par l’allemand BioNTech et le géant américain Pfizer, sera disponible dans le pays dès “la semaine prochaine”.

Ce feu vert des autorités britanniques “fait suite à des mois d’essais cliniques rigoureux et d’une analyse approfondie des données par des experts de l’Agence anglaise du médicament (MHRA) qui ont conclu que le vaccin répondait à ses normes strictes de sécurité, de qualité et d’efficacité”, a indiqué le porte-parole du ministère.

Parmi les personnes prioritaires pour recevoir le vaccin figurent les résidents des maisons de retraite, le personnel soignant, les personnes âgées et les personnes les plus vulnérables.

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