« Don’t Worry Darling », une ode au cinéma de genre

  • « Don’t Worry Darling » envoie une jeune femme dans un univers faussement paradisiaque.
  • Olivia Wilde signe un thriller riche en références autour de Florence Pugh, Chris Pine et Harry Styles.
  • Le suspense est constant dans ce film qui flirte avec la science-fiction.

Don’t Worry Darling vaut bien mieux que les polémiques sur les brouilles entre ses acteurs et sa réalisatrice qui ont entouré son passage à la Mostra de Venise. Olivia Wilde signe un thriller malin autour de Florence Pugh, Harry Styles et Chris Pine. Les deux premiers y incarnent un jeune couple très amoureux installé dans une communauté apparemment paradisiaque située en plein désert. Le dernier campe un gourou charismatique gardien d’un projet mystérieux.

« Ne t’inquiète pas chérie », annonce le titre, ironique, du film. Pourtant, la malheureuse héroïne a de quoi s’en faire ! Elle a découvert un mystérieux portail lors d’une promenade dans une zone interdite et a vu sa meilleure amie se suicider. Les choses ne s’arrangent pas pour elle quand son entourage prétend qu’elle a tout rêvé. « Ce thriller psychologique est ma déclaration d’amour aux films qui repoussent les frontières de notre imagination », explique la réalisatrice dans une note d’intention. Elle jongle habilement avec les références entre angoisse et science-fiction.

Un film ultra-référencé

Il est impossible de ne pas penser à la série Le Prisonnier devant le monde artificiellement parfait où évoluent les personnages : un vrai rêve des années 1950 où les hommes partent travailler dans des voitures rutilantes tandis que leurs épouses tiennent la maison entre deux séances de shopping et de cocktails entre amies. Les Femmes de Stepford, du roman d’Ira Levin, et leurs trop grandes perfections affichées ont aussi influencé la cinéaste tout comme les clichés du photographe Slim Aarons dont le cliché Poolside Gossip semble nimber l’esthétique et l’atmosphère du film tout entier. De grands films paranoïaques comme Rosemary’s Baby (1968) de Roman Polanski et L’Invasion des profanateurs de sépultures (1956) de Don Siegel ont certainement joué un rôle dans la cinéphilie d’Olivia Wilde. L’impression de persécution que ressent la jeune femme dont l’entourage devient hostile, évoque ces deux classiques de l’angoisse au cinéma.

Ajoutez à cela une petite touche de Matrix (si, si) et vous obtenez un divertissement bourré de surprises. Don’t Worry Darling parle de la place des femmes dans la société avec beaucoup d’humour et d’action. De quoi le rendre fort amusant pour qui aime le cinéma de genre inventif et décomplexé.

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