Duo de scène et couple séparé, The Pirouettes «ne chante plus à l’unisson»

  • The Pirouettes devait être à l’affiche ce mercredi du Trianon à Paris. Le duo a décidé de maintenir la date et d’en faire un spectacle en ligne.*
  • « Cela va être super, mais c’est un challenge. Quand on sort un album, ça donne envie de partir en tournée, de voir les gens, leurs réactions… », avance à 20 Minutes Vickie Chérie, l’une des deux membres du duo.
  • Equilibre, le troisième album de The Pirouettes est sorti début février. Leur séparation en tant que couple à la ville est au cœur du disque.

The Pirouettes retombent sur leurs pieds. Le duo pop, qui devait se produire en concert mercredi au Trianon à Paris, a décidé de maintenir cette date et, crise sanitaire oblige, de la transformer en spectacle en ligne. Leo Bear Creek et Vickie Chérie expliquent à 20 Minutes comment ils ont préparé leur performance et évoquent leur dernier opus, Equilibre, un double album sorti début février.

Avez-vous hésité à reporter votre concert de mercredi ?

Leo : On l’avait déjà repoussé deux fois à cause du
Covid-19 et, comme l’album vient de sortir, on ne voulait plus décaler. On s’est dit qu’il devait avoir lieu d’une manière ou d’une autre. Ce sera donc une captation en ligne.

Vickie : On l’a conçu comme un concert avec un public. Le set que l’on va faire durera une heure. On l’a un peu raccourci. Il y aura une scénographie, beaucoup de lumières. On a réarrangé certains vieux morceaux. On a aussi beaucoup travaillé sur la performance humaine, c’est-à-dire sur nos déplacements et la chorégraphie alors qu’avant on était en total freestyle sur scène. Là, ce sera davantage mis en scène.

Ce concert vous permet de combler en partie votre manque de la scène ?

L. : On a eu l’expérience d’une captation récemment pour un concert au profit du Secours populaire et ce n’est clairement pas pareil. Tu n’es pas stressé avant de monter sur scène. Il n’y a pas de public donc tu as l’impression qu’il n’y a pas de pression. Mais dès l’instant où les caméras tournent, l’adrénaline monte d’un coup. On a tout enregistré d’un seul tenant.

V : C’est cool de le faire. On a beaucoup travaillé dessus. On a besoin de le jouer. Mais je ne peux pas m’empêcher d’être frustrée qu’il n’y ait pas le public. Les gens seront chez eux. Mais le sentiment est radicalement différent. Réussir à se mettre dans l’énergie sans avoir le public en face, c’est assez compliqué.

L. : On a une relation forte avec notre public, surtout à Paris. A chaque fois les concerts sont assez grandioses, les gens chantent les paroles par cœur, ça va nous faire bizarre qu’ils ne soient pas là. Ce sera un vrai manque, mais l’exercice est marrant.

V. : Cela va être super, mais c’est un challenge. Quand on sort un album, ça donne envie de partir en tournée, de voir les gens, leurs réactions…

Votre troisième album, « Equilibre » est sorti début février. Vous l’avez conçu alors que vous n’étiez plus en couple : quelle a été l’impact de votre séparation sur le processus de création ?

L : La séparation est au centre de l’album, il parle clairement de ça. On a toujours été très direct dans nos textes, on a toujours parlé de nos relations personnelles, amoureuses, et c’était marrant de continuer à le faire une fois séparés.

V : On ne procède plus de la même façon. C’est logique. L’idée était de trouver un équilibre pour que cet album nous corresponde. On ne chante plus à l’unisson, chacun s’exprime de son côté, dit ce qu’il à envie de dire. On a essayé de le faire dans le respect de ce que l’autre avait à dire.

En cas de désaccord, c’est plus compliqué de faire des concessions ?

L. : L’équilibre était notre défi. Artistiquement, on est très souvent d’accord. C’est rare qu’on se fasse écouter des choses et que l’autre déteste. Quand on n’aime pas, on le dit. Comme on a été ensemble, on ne prend pas forcément de pincettes, ce qui peut parfois nous jouer des tours, mais cela n’a pas été plus compliqué que sur nos précédents albums.

Il est possible d’acheter un ticket à 10 euros l’unité pour visionner le concert en ligne des Pirouettes
sur le site Internet du Trianon.

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