"Elle s'est accrochée à moi quand mon mari a gagné" : Melania Trump sape son ex-conseillère dans une rare tribune

Bien que sa parole se fasse rare, la First Lady a tenu à se défendre face au portrait accablant dressé par son ex-collaboratrice et amie, Stephanie Winston Wolkoff.

Froide, désinvolte et égoïste. Tel est le portrait accablant de Melania Trump que dresse son ex-conseillère et amie proche, Stephanie Winston Wolkoff. Dans son livre Melania and me, sorti chez Simon and Schuster le 1er septembre, cette ex-responsable de l’événementiel pour le magazine Vogue (le MET Gala, c’était elle) a dévoilé les aspects les moins reluisants de leur relation, et surtout de la personnalité de la First Lady.

D’habitude peu encline à commenter les scandales, Melania Trump a cette fois-ci décidé à se défendre. Sans une fois mentionner le nom de son ex-collaboratrice, l’épouse du 45e président des États-Unis l’égratigne dans un texte publié le 16 octobre sur le site de la Maison-Blanche. «Une personne qui dit m’avoir “faite” alors qu’elle me connaissait à peine, quelqu’un qui s’est accrochée à moi quand mon mari a remporté la Présidence. C’est une femme qui a secrètement enregistré nos appels téléphoniques, en diffusant une partie hors de contexte, puis a écrit un livre de purs ragots pour essayer de déformer mon image», dénonce la First Lady qui déplore un «comportement malhonnête afin d’essayer d’exister».

«Ce genre de personne ne se soucie que de son programme personnel, pas d’aider les autres, poursuit Melania Trump. Faire avancer son programme personnel en diffamant mon cabinet et les efforts de mon équipe, cela ne fait que retirer à notre travail pour aider les enfants.» La première dame des États-Unis fait ici référence à son programme Be Best, qui promeut le bien-être des enfants à travers la lutte contre le cyberharcèlement ou les conséquences d’addictions aux opiacés.

En vidéo, l’univers impitoyable des Trump

Des conversations captées en douce

Stephanie Winston Wolkoff dit avoir rencontré Melania Trump à New York en 1998, date à laquelle a commencé leur amitié. Elle a été ensuite sa conseillère puis l’a aidée à planifier l’investiture de Donald Trump en 2017. Mais les deux femmes se seraient brouillées au début du mandat du président américain. La communicante aurait notamment quitté son poste à la Maison-Blanche, après que le montant perçu par son entreprise pour l’organisation de la cérémonie (26 millions de dollars, soit près de 22 millions d’euros) a fait scandale.

Mais bien décidée à prendre sa revanche, Stephanie Winston Wolkoff a dévoilé début octobre, à l’antenne de CNN, l’extrait d’un échange avec Melania Trump. Ne se sachant pas enregistrée, cette dernière se plaint de la manière dont elle est traitée dans les médias. «Ils disent que je suis complice, que je suis comme lui, que je le soutiens, que je n’en fais pas assez. Lâchez-moi, p***** !», s’agace Melania dans cette séquence datant de juillet 2018. Puis de se défouler sur la décoration de Noël, une charge qui lui incombe chaque année : «Je me casse le c*l pour les décos de Noël ! Qui ça intéresse, sérieux ? Mais je dois le faire.»

L’objet du scandale : Une blouse fuchsia, parée d’un nœud lavallière (ou «pussy bow blouse» en anglais), arborée lors d’un débat présidentiel en octobre 2016.

Pourquoi il fait des émules : Ironie du sort, un enregistrement dans lequel Donald Trump prononce les mots «grab them by the pussy» (comprenez, «Attrape-les par la chatte»), se vantant de pouvoir adopter une attitude déplacée envers les femmes, a refait surface quelques jours plus tôt. Melania Trump essaierait-elle de faire passer un message à son époux ?

(Saint-Louis, le 10 octobre 2016.)

L’objet du scandale : Une bague de fiançailles arborée sur un portrait officiel, en avril 2017.

Pourquoi il fait des émules : Le portrait officiel de la première dame a été dévoilé début avril 2017. Mais c’est bel et bien la bague de fiançailles de Melania Trump, offerte par son époux en 2014, qui a attiré l’attention des médias américains. Le bijou en diamants de 25 carats aurait en effet coûté la modique somme de 3 millions de dollars (2,5 millions d’euros) au futur président des États-Unis.

Certains internautes ont affirmé qu’une telle somme aurait pu servir à financer plusieurs programmes officiels, tombés dans l’oubli en raison de coupes budgétaires. Le principal intéressé a rétorqué qu’il avait obtenu une ristourne sur le prix de la bague, et l’avait payée «seulement» 1,5 millions de dollars (1,2 millions d’euros).

(Posté le 3 avril 2017.)

L’objet du scandale : Une robe safari, arborée en mai 2017 en Arabie Saoudite.

Pourquoi il fait des émules : En visite dans une école en Arabie Saoudite, Melania Trump a choisi, comme sa prédécesseure Michelle Obama, de ne pas porter de voile. Sa décision de montrer ses genoux dans un pays aussi conservateur a, en revanche, fait l’objet de critiques. Selon The Economist, la charia impose aux femmes de porter une robe ou un manteau longs dans les lieux publics du pays. Une règle qui varierait cependant en fonction de l’endroit où l’on se trouve en Arabie Saoudite.

(Ryad, le 21 mai 2017.)

L’objet du scandale : Une veste Dolce & Gabbana, arborée lors du sommet du G7 en Sicile.

Pourquoi il fait des émules : La veste de la First Lady, dont le coût s’élevait à 51.000 dollars (43.100 euros), était de loin le vêtement le plus cher arboré lors de son voyage en Sicile. Un montant quasi-équivalent au salaire annuel moyen des Américains (55.775 dollars en 2015, soit 47.200 euros). De quoi exacerber l’animosité à l’égard de la première dame, jugée peu terre-à-terre.

(Catane, le 26 mai 2017.)

Autre extrait croustillant, lui aussi capté en douce par l’ancienne collaboratrice : un commentaire de la First Lady sur une photo publiée dans l’édition d’octobre 2018 de Vogue. «Allez sur Google et vous lirez qu’Annie Leibovitz a photographié la p*** du porno. Elle sera dans l’un des numéros de septembre ou octobre.» En l’occurrence, Melania Trump s’attaquait ici à Stormy Daniels, une actrice porno avec qui Donald Trump aurait couché en 2006 et qui a tout raconté – jusqu’aux détails les plus intimes – dans son livre Full Disclosure. Des enregistrements pour le moins embarrassants à quelques semaines de l’élection présidentielle américaine.

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