En 2020 plus que jamais, comment survivre au dîner de Noël ?

Parce que nous nous soucions de votre état physique et mental général, voici quelques conseils utiles pour que votre dîner de Noël ne ressemble pas à Festen.

Ah, la période des fêtes… Ce saint moment où la bienveillance est reine, et où l’on est donc obligé de souffrir l’oncle René, endurer les enfants des autres, boire sans trop boire, rire sans pleurer. Survivre, donc, dans un environnement gracieusement hostile, quelque part entre le paradis et l’enfer. Sans parler des sujets à éviter soigneusement… à commencer par la vaccination contre le Covid. Voici la to-do list d’un Noël résilient.

Accueillir le cadeau de la mort

Ne tournons pas autour du pot : on a tous reçu un jour, en larmes, un maxi cochon d’inde en peluche, un ring pour combat de pouces ou un béret pizza.
Comment feindre le bonheur ? Pleurer de joie (« Hubert, je n’osais même plus en rêver… »).
Jamais ça : Précipiter le paquet dans la cheminée en hurlant que vous les détestez tous autant qu’ils sont. Avant de vous enfuir avec la bûche.

Résister à la diabolique crise de foie

Vous savez très bien comment ça finit… Vous prenez tranquillement une coupe de champagne, et puis vous avez le malheur de croiser l’oncle René à côté de la crèche de Noël. Toute la famille glousse en silence, et vous choisissez de vous noyer dans l’alcool avant de plonger la tête la première dans la bûche glacée.
Comment s’en sortir ? Entamer un régime sans fibres à J-3.
Jamais ça : Vous enfiler un foie gras entier en loucedé devant Hook ou la revanche du capitaine Crochet, le 23 décembre.

Fuir la chaise à côté de l’oncle René

Oncle Geoffrey dans “Bridget Jones”.

Ne jouez pas les innocents. Vous aussi, vous fuyez chaque année ce retraité ventripotent, moitié conspirationniste moitié vicelard, qui rit fort la bouche pleine et n’a pas reconsidéré ses blagues depuis 1977.
Comment réussir ? En vous sacrifiant à l’autre place que personne ne veut : à côté d’Hugo, l’ado mal dans sa peau qui ne fait pas vraiment de phrase.
Jamais ça : Parler vaccination, surtout contre le Covid-19. Le brancher dès l’apéro.

Tolérer son pauvre père

Chaque 24 décembre, à 18 heures, il prend cet air nostalgique et commence à vous regarder avec émerveillement. Il sort les albums de famille, vous propose de venir le feuilleter sur ses genoux, vous dit qu’il vous aime, parle du jour où il ne sera plus là et où il faudra prendre soin de votre mère…
Comment lutter ? C’est malheureusement impossible. Prenez sur vous et faites-lui plaisir. Un jour, c’est vrai, il ne sera plus là.
Jamais ça : Lui dire que votre peluche Bourriquet vous manque.

En vidéo, êtes-vous sûr de maîtriser l’art de bien se tenir à table ?

Anticiper le burn-out de sa belle-mère

Comme d’habitude, elle a tout organisé (et ce depuis qu’elle a commandé la poularde, le week-end du 15 août). Mais, comme d’habitude, son mari a un coup dans l’aile, les petits-enfants ont brûlé la crèche, la bûche a fondu et la poularde a trop cuit. Et le fait de n’être que six à table n’a pas alléger son menu des préparatifs.
Comment l’aider ? En versant discrétos un filet de vodka dans son jus de pamplemousse.
Jamais ça : Lui demander où est le sel. Lui refiler la place à côté de l’oncle René.

Éprouver onze enfants de moins de 11 ans

Will Ferrell dans “Elf”, sorti en 2003.

Au début, ils sont mignons, déguisés en farfadets. Au bout d’une minute, vous avez envie de leur parler de la forêt magique, accessible en traversant le jardin et la double-voie.
Comment les supporter ? En suivant au préalable, un stage de sophrologie.
Jamais ça : leur offrir un jeu avec des piles. Vous déguiser en Grinch.

Proscrire les questions délicates

Grosso modo : la vaccination contre le Covid-19, la gestion de la crise du Covid-19, la fermeture des bars et restaurants… Et les grands classiques des conversations hautement explosives : l’égalité des chances, la théorie du genre, la prise de poids pendant le confinement, l’éducation de Maurice (le monstre de votre belle-sœur), Miss France.
Comment s’en sortir ? Annoncer une bonne nouvelle (un mariage ou une grossesse apaiseraient les tensions). Demander aux enfants de vous chanter Jingle Beeeeeeells! (avant d’immédiatement regretter).
Jamais ça : demander son humble avis au désormais mythique oncle René.

Pour les petits plaisirs et les grandes occasions, on concocte à ses convives ce tournedos au beurre de truffe et fleur de sel.
Voir la recette du tournedos.

On ne vous le cache pas, cette recette n’est pas facile, facile… Mais si ce n’est pour les fêtes, quand cuisine-t-on des plats aussi élaborés ?
Voir la recette du canard entier au gingembre.

Ici aussi, cette recette convient parfaitement en accompagnement d’une viande en sauce. Astuce : Jean-François Piège ajoute sur la tartelette, juste avant de servir, une cuillerée de chantilly au hareng fumé.
Voir la recette de la tarte à l’oignon.

Un délice proposé par le chef Frédéric Vardon : un mignon de veau à la truffe, fleur de sel, échalote et céleri.
Voir la recette du mignon de veau.

Cet article, initialement publié le 16 décembre 2016, a fait l’objet d’une mise à jour.

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