Forêt de Boscodon : 6 disparitions en 25 ans, retour sur le mystère de ces bois

En l’espace de 25 ans, six personnes ont disparu dans la forêt de Boscodon. “Quand on parle de ça, c’est comme si on parlait du loup”… Retour sur ce mystère.

Dans le massif du Morgon, sur la commune de Crots, la forêt de Boscodon n’a pas bonne réputation depuis la mort d’une randonneuse en juillet 1995. Suite au drame, cinq autres randonneurs ont été portés disparus, et certains n’ont jamais été retrouvés. Ces six dernières années, 4 personnes se sont volatilisées lors de leur randonnée dans la forêt : Monique Thibert (2015), Marie-Christine Camus (2016), Laurence Klamm (2020) et Cédric Delahaie l’an dernier. Ovnis, tueur en série, phénomènes paranormaux, malédiction, ce paradis boisé prisé des randonneurs fait l’objet de nombreuses énigmes. “Les gens sont inquiets” aller se rendre seul dans la forêt, c’est maintenant “un petit peu difficile”, “on en parle”, a confié une des habitantes du village de Crots à nos confrères de LCI.

???? ALERTE INFOForêt de Boscodon: les ossements retrouvés en juillet sont ceux de deux femmes disparueshttps://t.co/eDlJzWpwoJ pic.twitter.com/KHaFFZvZUh

Le 27 juin dernier, des ossements et une chaussure sont retrouvés et l’identité de Cédric Delahaie est confirmée. Le 12 juillet, des ossements sont découverts dans le même secteur, puis un squelette est retrouvé six jours plus tard au même endroit. Selon le parquet de Gap, les ossements découverts en juillet dernier ainsi que le squelette appartiennent à Marie-Christine Camus et Laurence Bouilly Klamm, disparues en 2016 et 2020. Florent Crouhy, le procureur de la République de Gap, a précisé que la découverte des restes n’a pour l’heure par permis de “déterminer avec exactitude les circonstances des décès bien qu’aucun élément suspect n’a été relevé”. À ce stade, les hypothèses de l’accident ou du suicide restent privilégiées. Toutefois, les enquêteurs bénévoles qui s’attèlent à élucider le mystère et les familles ne croient pas en ces éventualités et envisagent plutôt la piste criminelle. Pour Roger Cézanne, historien originaire du village, “quand on parle de ça, c’est comme si on parlait du loup, quoique le loup y est mais il fait beaucoup moins peur”. Pour beaucoup, le mystère reste entier…

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