Indochine ne veut plus jouer aux Déferlantes si c’est chez Louis Aliot

  • Depuis l’annonce du déménagement du festival les Déferlantes de Céret à Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales, les réactions négatives se multiplient.
  • Le groupe Indochine a indiqué, dans un tweet, qu’il annulerait son concert, prévu le 8 juillet, si le festival était maintenu dans la ville de Louis Aliot (RN). La direction du festival dit regretter « que musique et politique soient ainsi associées ».
  • Mais ce n’est pas seulement pour des raisons politiques que le déménagement à Perpignan fait des vagues. Les festivaliers se plaignent aussi d’être contraints de se dandiner, l’été prochain, sur un parking, et plus au milieu des vignes.

Ça tangue, aux Déferlantes. L’annonce du déménagement du prestigieux festival catalan de Céret à Perpignan (Pyrénées-Orientales), une commune gérée par Louis Aliot (RN) depuis 2020, a fait quelques vagues. C’est Indochine qui a ouvert le bal des protestations.

Le groupe, à l’affiche le 8 juillet prochain, a indiqué qu’il annulerait purement et simplement son concert, si les Déferlantes posaient bel et bien leur barnum dans la capitale des Pyrénées-Orientales, devant le Parc des expositions de la ville. « Nous avons été mis devant le fait accompli », face au changement de lieu, gronde la formation, sur Twitter. « Nous demandons expressément à la direction des Déferlantes de déplacer ce festival dans un autre lieu, faute de quoi nous annulerons notre venue. »

🔺Festival Tour 2023 / Info Les Déferlantes pic.twitter.com/aN5gH7XH2N

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« La direction regrette que musique et politique soient ainsi associées », déplore le festival

Dans un communiqué, paru ce week-end sur Instagram, l’équipe des Déferlantes dit prendre acte de la position de la bande à Nicola Sirkis, constatant « avec tristesse et stupeur que les choix pragmatiques qui ont été faits récemment de changer de lieu afin d’améliorer l’accueil du public et de garantir sa sécurité ont suscité polémiques diverses et réactions violentes ». « Nous rappelons que les Déferlantes est un festival non politisé qui a pour seule vocation la fête et le partage (…) La direction [des Déferlantes] regrette que musique et politique soient ainsi associées ! », déplore le festival.

Si, pour l’instant, les membres d’Indochine sont les seuls artistes à avoir réagi au déménagement des Déferlantes, les festivaliers ont, aussi, fait part de leur mécontentement. Et pas seulement pour des raisons politiques. « Même hors choix politique, la décision d’aller à Perpignan est vraiment dommage et incompréhensible », confie l’un d’eux, sur Instagram. « C’est pas qu’une question politique ! Le lieu est nul », écrit un autre. « Pas envie de faire un festival sur un parking goudronné ! », rouspète un internaute. « Courage à l’équipe organisatrice, tempère toutefois un autre festivalier. Vous allez tout déchirer. Quel que soit le lieu. Parce qu’une fois sur le lieu du festival, qu’on soit proche des vignes ou de la mer, nous, tout ce qu’on veut, c’est écouter du bon son. »

« Passer d’un château en pleine nature à un parking, il n’y a pas pire », regrette Lukas, à l’origine d’une pétition

Sur la plate-forme Change.org, un internaute a même lancé une pétition, intitulée « Non aux Déferlantes à Perpignan ». Là encore, ce n’est pas pour des questions politiques, mais de cadre. « Passer d’un château en pleine nature à un parking, il n’y a pas pire que ça ! », déplore Lukas, à l’origine de la pétition, qui a presque atteint les 1.000 signataires.

Dans un communiqué aux festivaliers, paru avant le tweet d’Indochine, l’équipe des Déferlantes expliquait pourquoi elle avait décidé de quitter Céret, où les concerts ont eu lieu, l’été dernier, en rase campagne, au milieu des vignes. C’est en raison des galères de déplacements et de parkings que l’événement a migré à Perpignan. « Nos équipes, ainsi que les collectivités et les services de l’État, ont tout mis en œuvre pour trouver des solutions et améliorer ce point pour l’édition 2023. Néanmoins, les réponses envisagées ne nous semblent pas correspondre aux attentes et à la sécurité de tous. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de déplacer Les Déferlantes vers un lieu plus adapté à votre confort et aux ambitions du festival. Un lieu central, plus facile d’accès, offrant différents moyens de transport. Un lieu au cœur de la principale zone urbaine des Pyrénées Orientales dans lequel résident plus de 50 % de nos festivaliers habituels. »

C’est ainsi sur les abords du Parc des expositions de Perpignan, « face au Canigou », que les Déferlantes ont jeté leur dévolu. Un site « que les habitués ne reconnaîtront pas tant nos efforts de scénographie seront décuplés », assurait le festival. Après cette vague de protestations, les Déferlantes auront-elles lieu, comme prévu, à Perpignan ? Une conférence de presse est, pour l’instant, prévue le 16 janvier, pour entériner ce choix.

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