INTERVIEW. Joséphine, ange gardien : tournage avec Victoria Abril, fin de série… les confidences de Mimie Mathy

Ce lundi 13 septembre, Mimie Mathy revient dans un nouvel épisode de "Joséphine, ange gardien" aux côtés de Victoria Abril, Stéphane Blanquafort et Andy Cocq. Un épisode en plein cœur du monde de la mode, que la comédienne évoque pour Télé Star.

Télé Star : Quel a été votre ressenti à la découverte du scénario de "Haute Couture" ?

Mimie Mathy : Je suis ravie parce que c’est un univers qu’on n’avait jamais traité. C’est un univers que je ne connais pas énormément vu mon physique de mannequin ! (rire) J’étais surtout très heureuse de travailler avec Victoria Abril, avec qui je n’avais jamais travaillé, et de découvrir Stéphane Blanquafort, Andy Cocq… C’est un univers qui m’a plu, qui est très beau. On a eu la chance d’avoir un créateur sur le plateau, celui qui habille toutes les Miss France. Il y a des choses immettables qui sont absolument magnifiques ! On est dans un monde de beauté, un monde qui fait rêver. J’ai été ravie de tourner dans cet épisode.

Comment s’est construite la dynamique entre vous et vos nouveaux collègues, Victoria Abril et Andy Cocq ?

Ça s’est fait très bien. Tout le monde est bosseur, tout le monde connaissait son texte, on a pu travailler, chercher des choses… Avec Andy Cocq, on a eu une complicité immédiate sans se connaître. On a beaucoup travaillé sur notre relation, qui détendait un petit peu toutes les tensions de cet épisode. Et Victoria est une bosseuse énorme, Stéphane Blancafort aussi, donc ça s’est très bien passé entre nous. Victoria a apporté beaucoup de choses au niveau des costumes. Elle a pris des pièces de grands couturiers dans sa garde-robe personnelle pour que ça ne fasse surtout pas kitsch, parce qu’on n’a pas toujours le budget pour louer des costumes de haute couture. Je trouve que cet épisode est très beau, et très drôle aussi !

Une anecdote de tournage à partager ?

Il y en a plein ! Avec Stéphane, on a eu d’énormes fous rires. Le dernier jour de tournage, nous étions au pied de Montmartre chez les Tissus Reine. On a terminé à trois heures du matin au milieu de tous les tissus et avec Victoria, on en a profité pour faire notre marché. On avait tout le magasin pour nous, j’ai acheté plein de tissus, elle aussi, et on a bu du champagne au milieu des comptoirs ! On n’avait plus le droit de faire de fêtes de fin de tournage de par la situation sanitaire, et ça a été un moment magique avec toute l’équipe, à boire du champagne au milieu de tous les beaux tissus de chez Reine. C’était vraiment chouette !

Qu’avez-vous le plus apprécié sur le tournage de cet épisode ?

La bonne ambiance ! Nicolas Herdt, le réalisateur, sait ce qu’il veut, mais il nous laisse une marge d’improvisation. Et puis, la rencontre la plus forte que j’aie faite, c’est Andy Cocq. C’est quelqu’un de magnifique. Il va bientôt jouer dans Les Producteurs au théâtre de Paris. C’est quelqu’un que j’ai beaucoup apprécié et j’espère retravailler avec lui.

Après presque 25 ans dans la peau de Joséphine, vous avez encore ces moments d’improvisation, ou vous découvrez encore le personnage ?

Oui ! J’ai une chance énorme, je continue à m’amuser sur cette série, même au bout de 24 ans. Je pense que c’est aussi ce qui plaît. On n’est pas tombé dans une routine, on a une équipe de producteurs qui gère vraiment des univers différents à chaque fois. Même sur des sujets graves, Joséphine a cette fantaisie, elle peut se permettre de détourner la gravité. C’est ça qui continue de m’amuser, d’essayer de trouver des choses qui permettent aux téléspectateurs de voir que l’on est bien dans Joséphine, et que ce n’est pas une assistante sociale qui vient sauver une maison en péril.

Y a-t-il un sujet de société que vous aimeriez aborder dans un prochain épisode ?

Il y en a un que l’on n’a pas abordé, parce que la difficulté est extrême, c’est le problème de la maltraitance infantile, que ça passe par l’inceste ou la violence. C’est quelque chose de très difficile à mettre sur pied, on ne peut pas en sortir par une pirouette, comme Joséphine le fait toujours à la fin. Joséphine a la chance de fédérer un public familial, qui va des enfants de 4 ans aux grands-parents de 95 ans. Ça permettrait aussi de mettre en exergue les dangers d’internet, avec la pédophilie. Si par le biais de Joséphine, on pouvait y arriver… C’est quelque chose qui me tient à cœur, parce que l’enfance me tient à cœur. Mais on ne peut pas en sortir par un claquement de doigt, de ce genre de situation, donc j’espère qu’un jour on y arrivera. Ou peut-être que je le ferai sous un autre personnage, mais j’espère qu’un jour, on arrivera à mettre ce sujet en avant. J’aimerais vraiment réussir à mettre le doigt là-dessus.

Quelques mots sur les épisodes à venir ?

On a tourné avec Jean-Luc Reichmann. C’est un épisode qui parle d’un môme sur le point de mal tourner et qui se découvre une passion pour le patin à glace. Grâce à la ténacité de son entraîneur un peu ronchon, qu’est Jean-Luc, il va découvrir que la vie, ce n’est pas forcément piquer des mobylettes et dealer du shit. C’est un bel épisode qui sera diffusé pendant les vacances de la Toussaint. Par la suite, j’ai eu la chance de retrouver mes deux amies de toujours, Michèle Bernier et Isabelle de Botton. Dans cet épisode, Joséphine va au secours de deux grands-mères qui se disputent la garde de leur petite-fille, et qui ne se sont pas remises de la mort de la fille de Michèle, et donc la belle-fille d’Isabelle. C’est un épisode magnifique qui correspond au 100ème épisode. C’est un beau clin d’œil à la vie d’avant. Et de retrouver mes amies, ça a été un bonheur total.

En mars dernier, vous expliquiez que TF1 voyait encore un bel avenir à "Joséphine, ange gardien". Qu’en est-il de vous ? Vous voyiez-vous incarner Joséphine de nombreuses années ?

De nombreuses années, je ne sais pas, mais on a deux épisodes de prévus l’année prochaine. Je pense que tant que je ne suis pas ridicule en tant qu’ange gardien, que je ne marche pas avec une canne, je suis prête à continuer ! Peut-être à un rythme moins soutenu, c’est d’ailleurs déjà le cas puisqu’il n’y en aura que deux l’an prochain, mais je suis prête à continuer tant qu’on s’amuse et qu’on a de beaux sujets à développer. Et ça ne m’empêche pas de faire des choses ailleurs ! C’est en cours de route, on attend la diffusion du troisième volet de Marie Jourdan et si ça marche, on en fera un quatrième ! Et j’ai d’autres projets, mais il est encore trop tôt pour en parler !

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