« Je vis un truc de dingue », la folle ascension de Tayc

  • Le chanteur marseillais Tayc est nommé aux NRJ Music Awards 2020 dans la catégorie Révélation francophone de l’année.
  • Cette nomination vient terminer une année folle pour l’artiste, qui a connu un succès fulgurant notamment avec son tube « N’y pense plus ».

« Franchement, j’ai un peu de mal à réaliser ce qu’il m’arrive. » Et on peut le comprendre. A seulement 24 ans, Julien Bouadjie, plus connu sous le nom de Tayc, connaît une ascension fulgurante. Avant même la sortie de son premier album, prévu le 4 décembre, le chanteur
marseillais a littéralement envahi les ondes avec « N’y pense plus » et son emblématique « Yimmy » répété en boucle, devenu en l’espace de semaines l’un des tubes de l’été. Streamé plus de 30 millions de fois, ce premier single, certifié platine, s’est hissé au top 50 mondial sur Shazam. Et ce, quelques mois seulement après que l’artiste est rempli
l’Olympia, en février, en cinq jours à peine.

Point d’orgue d’une année de folie pour le jeune Marseille, Tayc se retrouve nommé samedi, au lendemain de la sortie de son premier album « Fleur froide », aux NRJ Music Awards, dans la catégorie « Révélation francophone de l’année », aux côtés de stars de la musique comme Soolking. « Quand j’ai appris ça, j’étais hyper choqué, se souvient-il. Moi, je suis un grand enfant de la télévision. J’ai grandi avec toutes ces émissions-là. Je n’en ratais pas une. Et maintenant, on va me voir dedans ? Je vis un truc de dingue. »

« Je me cachais pour chanter »

Le jeune Tayc a en effet longtemps rêvé de musique, jusqu’à tutoyer ce rêve lorsqu’il quitte Marseille pour s’installer à Paris, à seulement 16 ans. « C’est à partir de ce moment-là que ça a été palpable pour moi, explique-t-il. Quand j’étais à Marseille, c’était compliqué. A l’époque, chanter quand tu étais un garçon, alors qu’il y avait du rap partout autour, ce n’était pas la meilleure chose à faire. Donc je me cachais pour chanter. »

Et de confier : « J’écoute de tout car je pense qu’il y a une science derrière chaque son qui marche. Depuis des années, j’ai la tête dans le guidon. Avec mon équipe, on ne prend pas le temps de relever la tête. Je cours tout le temps un marathon. Là, en ce moment, je dors très peu. On veut tellement faire bien, on est tellement dur avec nous-mêmes, on n’a pas de recul. Avec les NRJ Music Awards, on s’est posé et on s’est dit qu’on avait fait du chemin. »

« J’ai été puni »

En six années, le Marseillais a en effet enchaîné les mixtapes et les collaborations, notamment avec Dadju, à qui il est souvent comparé, en raison de son style « afrolove » et de ses chansons d’amour. « Cette comparaison pour moi est tout sauf rabaissante, lance-t-il dans un rire. Ça me fait kiffer. Il vaut mieux être comparé aux meilleurs. Et l’afrolove, avec ma voix, je ne me voyais pas chanter autre chose. »

Dans ce parcours tonitruant, Tayc a un seul regret. « J’ai été puni, plaisante-t-il, un peu amer. Je n’ai pas eu à gérer le succès de mon premier single, car à cause de la situation actuelle, je n’ai encore jamais entendu la foule crier mes chansons. Chaque chose que Dieu met sur ta route, il le fait en son âme et conscience, mais c’est une frustration de ne pas encore avoir pu chanter ce son sur scène, devant un public. »

En attendant, le chanteur continue de cravacher, de crainte de voir l’engouement autour de lui s’essouffler. « On s’en fiche de ce que j’ai fait avant, juge-t-il. La France me découvre maintenant. C’est maintenant qu’il va falloir tout donner. » Qu’il se rassure, la folie autour de Tayc semble toujours d’actualité. A peine sorti ce mercredi, son deuxième single, « Comme toi », s’est hissé en tête des tendances YouTube en quelques heures.

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