La chanson électro d’Hervé tangue aux émotions

Le Breton de cœur reprend la route pour des concerts garantis punchy où il présentera son excellent premier album.

Pour lui, les concerts ont repris, il y a quinze jours, à Saint-Brieuc. Un soulagement. « C’était un pari de sortir un premier album (en juin) sans concerts. Ma vie, c’est la scène, pas les réseaux sociaux. »

Heureusement, son album n’est pas passé inaperçu. Il est vrai qu’on avait eu le temps de le remarquer, Hervé, en concert justement, campé derrière ses claviers avec son énergie dingue semblant sortir par saccades d’un corps qu’il fait continuellement tanguer.

« Je joue maintenant avec deux musiciens, à la batterie et aux synthés/basse. J’avais besoin que ce soit plus gros, qu’il y ait la même intensité mais avec du relief. »

Un clip artisanal

Hervé Le Sourd, 28 ans, a grandi dans la banlieue parisienne en écoutant du rap français et de l’électro. Mais il n’a jamais oublié les albums que ses parents écoutaient quand il était enfant, notamment un certain Alain Bashung.

« Des textes un peu opaques dans lesquels il n’était pas évident de rentrer. Mais j’aimais ça. La facilité n’est nulle part et en même temps partout. Ce ping-pong permanent. J’étais touché par sa façon de chanter. »

Sa chanson électro à fleur de peau est un mélange inédit d’un chant sous influence Bashung, d’une écriture imagée qui cherche à toucher aux émotions (« Je m’envoie en l’air / Mais tu sais, je plane mal depuis que j’en fais des tonnes ») ; et de rythmes qui vous amènent sur les pistes de danse à une époque où elles sont fermées…

Un univers qu’il construit seul. « J’écris des petites notes. Si tu as quatre phrases qui claquent, tu as un refrain. Après, je compose, je m’enregistre, je produis, c’est un peu le triangle des Bermudes. »

Chez lui, les idées ne manquent jamais. Peu l’ont remarqué, mais dans l’album posthume de Johnny, Mon pays c’est l’amour, trois titres sont co-signés Hervé Le Sourd : « À l’époque, je faisais pas mal de remixes pour divers projets. Là, j’étais dans le studio de Yodelice. Il partait à Los Angeles voir Johnny. Il nous a dit qu’il manquait de textes. Avec Yohann Mallory, on s’y est mis, avec beaucoup d’humilité, à partir des musiques. Johnny en a pris trois ! »

Le confinement, il l’a passé dans sa Bretagne de cœur, chez son père, à Plougasnou (Finistère). Il en a profité pour tourner son dernier clip, Maelström. On l’y voit courir sur une départementale, en longeant la côte. « C’était compliqué de faire venir l’équipe de tournage. On l’a donc tourné à deux, avec mon père… »

En novembre, il ira quelques jours dans le Morbihan, là où il a longtemps passé ses vacances d’été. Son oncle l’amenait voir les matches du FC Lorient, dont il est toujours supporter. « Du côté de ma mère, toute la famille est là. En Bretagne, j’ai souvent fait les fest-noz. Je danse depuis que je suis petit. » Pas la peine de chercher plus loin sa passion du rythme…

Album Hyper, Initial, 11 titres. En concert à Laval le 22 octobre, La Roche-sur-Yon le 23, Le Mans le 3 novembre, Lorient (Indisciplinées) le 13.

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