Ladybug à la conquête du monde (et de Marvel) avec le « Miraculous World »

  • La série animée Miraculous : Les aventures de Ladybug et Chat noir est un succès depuis trois saisons, avec une diffusion dans plus de 120 pays à travers le monde
  • Miraculous World : New York, les héros unis, un téléfilm spécial, est diffusé ce samedi matin sur Disney Channel
  • Son créateur français Thomas Astruc confirme l’ambition de développer un univers étendu, avec plusieurs projets et médias, à l’instar de Marvel et DC Comics

« Bon, elle arrive quand la saison 4 de Miraculous ? » Cette phrase, répétée régulièrement, on la doit à Marnie, 5 ans… Non, en vérité, on la doit à son père, l’auteur de ses lignes. En cinq ans d’existence et de diffusions multiples (TF1,
Disney Channel, Netflix…), la série animée compte « seulement » trois saisons, soit une tous les deux ans. « Notre écosystème, notre budget et notre ambition ne sont pas les mêmes que pour les autres dessins animés, explique son créateur français Thomas Astruc. Les Américains par exemple produisent 13 épisodes par saison, contre 26 pour nous. Il faut que les gens s’en rendent compte, c’est une série difficile à fabriquer, une sacrée usine. »

En pleine écriture de la saison 5 et alors que la quatrième est attendue pour 2021, l’équipe de Miraculous a tout de même décidé de faire patienter les fans de tous âges avec un téléfilm spécial, Miraculous World : New York, les héros unis, diffusé ce samedi à 9h20 sur Disney Channel et point d’entrée d’un univers étendu… à la
Marvel Cinematic Universe ?

Destination New York, puis Shanghai

Thomas Astruc est déjà revenu pour 20 Minutes sur les origines et le succès de Ladybug,
sa Fantômette métissée : un métissage à l’écran, sous influences comics, manga et bien sûr française, et en coulisses, avec la collaboration de trois studios, français, japonais et coréen. Résultat, Miraculous est diffusée dans plus de 120 pays à travers le monde. Mais sa super-héroïne, Marinette alias Ladybug, restait jusque-là à Paris. Le téléfilm l’envoie cette fois-ci, elle et ses camarades collégiens, à New York pour célébrer la semaine de l’amitié franco-américaine. Ils y croisent des super-héros américains, un super-méchant et, comme toujours, Papillon, à la recherche d’un bijou doté de pouvoirs.

« A l’origine, je voulais créer un univers papier »

« Dès le générique de Miraculous World : New York, les héros unis, tu peux voir des Miracle Box sortir de Paris, de New York, de partout. Il y en a dans le monde entier, détaille Thomas Astruc. La série contenait déjà les germes d’un univers plus étendu, avec également des caméos de Knight Owl et Majestia, des super-héros américains. »

Comme son titre l’indique, ce téléfilm et la ville New York sont le premier arrêt d’un tour du monde Miraculous, qui continuera avec un épisode spécial Shanghai début 2021. « A l’origine, je voulais créer un univers papier, une lignée de comics avec plusieurs titres, à l’instar de Marvel ou DC, confie le créateur et réalisateur. On est finalement parti sur une série animée, ce qui coûte plus cher et t’empêche d’en lancer 25. Mais la première boule de bowling a été lancée, et on a fait strike. On peut donc en lancer d’autres. »

Girl super power

Pourquoi New York comme première destination et extension ? « Il y a une sorte de retour aux sources, aux comics, commente Thomas Astruc. Même si j’aime rappeler que les Américains n’ont pas tout inventé, les premiers super-héros, du début du XXe siècle, sont français et s’appellent Nyctalope, Judex… Un siècle plus tard, les deux univers, français et américains, se rencontrent. C’est une déclaration d’amour au genre. » Et comme depuis ses débuts, la série se joue des clichés, les retourne, avec une séquence de sauvetage d’avion, un super-héros volant… Superman ? Superwoman plutôt, enfin Majestia, super-héroïne entre Wonder Woman et Captain Marvel.

Welcome to the Miraculous World

D’ailleurs, ces super-héros américains ont-ils eux aussi des Miraculous, des animaux totem, des kwami… ? « La mythologie s’enrichit toujours plus, et il se peut que les Miraculous ne soient pas la seule manière d’obtenir des pouvoirs, tease le gardien du temple. Comme pour un jeu de rôles, on a un livre avec toutes les règles de notre monde, un livre qui pourrait, j’espère en avoir l’occasion, donner un beau produit dérivé. »

Les produits dérivés Miraculous sont maintenant légion, mais Thomas Astruc ne veut pas jouer les George Lucas. « Je garde juste en ligne de mire le comics, ajoute-t-il. J’ai monté une start-up de BD numérique, Bayday, sur laquelle devrait arriver du contenu Miraculous exclusif. » Ce n’est qu’un des nombreux projets de ce qu’on peut maintenant appeler le Miraculous World, avec notamment un projet de série live et 
un film d’animation musical prévu pour fin 2021.

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