Le flux libre instinctif, qu'est-ce que c'est ?

Autrice du Guide du Flux libre instinctif, Mélissa Carlier explique en quoi cela consiste et comment le pratiquer.

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« Tout est bien fait dans le corps. Pourquoi juste les menstruations auraient besoin d’outils extérieurs ? Finalement ça n’a pas de sens. »

Mélissa Carlier présente en 5 étapes le flux instinctif ainsi que ses techniques pour l’adopter. Pour elle, les femmes intègrent l’idée qu’elles ont automatiquement besoin de protections hygiéniques pour recueillir leurs menstruations, ainsi, elles ne se demandent pas comment fonctionnent les règles. « Le flux libre instinctif, c’est une manière de gérer ses menstruations de manière consciente. C’est-à-dire que la femme va apprendre à se reconnecter avec ses sensations pour apprendre à libérer le sang directement aux toilettes et progressivement apprendre à se passer de serviettes et de tampons« , définit l’autrice du Guide du flux libre instinctif. Mélissa Carlier revient sur le sujet en cinq étapes et démontre comment il peut être accessible à toute.

1. Abandonner les clichés

« C’est contraignant », « il faut passer sa journée aux toilettes », « ce n’est accessible qu’aux femmes avec un périnée très musclé »… Les idées reçues à propos du flux libre instinctif sont nombreuses. Mélissa Carlier explique que celles-ci sont fausses. En effet, le sang s’écoule par phases et non en continu.

Selon elle, les femmes ne sont pas assez à l’écoute de leur corps. Mélissa signale aussi un détail important : « Quand le corps doit extérioriser du sang, et qu’il a besoin d’être extériorisé au bon moment, aujourd’hui, on le garde en nous avec des tampons ou avec des cups. Ça génère aussi de l’inconfort et des douleurs« .

2. Arrêter les tampons et les serviettes

Mélissa invite les femmes à cesser d’utiliser les protections hygiéniques jetables car celles-ci assurent une sécurité au corps : « Tant qu’il a la sensation de porter une couche, il va se laisser aller« , expose-t-elle.

En revanche, les culottes de règles n’ont pas le même effet, étant faites de tissus, elles permettent de faire comprendre au corps qu’il n’est pas protégé et qu’il faut qu’il se contrôle. Ainsi, on peut pratiquer le flux libre instinctif tout en protégeant les vêtements.

3. Être à l’écoute des contractions

Lors des règles, l’utérus se contracte afin de favoriser le détachement de l’endomètre. Mélissa Carlier rappelle que le sang ne passe pas directement de l’utérus à la culotte : « Il y a tout un temps de latence qui est lié à l’anatomie de notre vagin.« 

À l’aide des ressentis, il est possible de connaître la position du sang : plutôt dans l’utérus, au niveau du col ou plus avancé dans le vagin. « Quand se rendre aux toilettes ? Quand je sens une contraction« , indique l’adepte du flux libre. Après la sensation de contraction, le sang met entre 30 et 45 minutes avant de s’écouler à l’extérieur du corps.

Mélissa signale quelques moments (importants) pour se rendre aux toilettes : après deux heures de travail assis, avant d’aller se coucher pour passer une nuit tranquille, ou encore dès le réveil.

4. Favoriser l’écoulement

Le sang coule moins rapidement que l’urine : lorsqu’on va aux toilettes, il faut donc patienter un petit peu afin d’éviter que tout s’écoule alors que l’on vient de tirer la chasse. « Laisser le temps au flux de s’évacuer en restant par exemple 30 secondes de plus » est une technique qui peut faire la différence pour Mélissa Carlier.

Elle conseille aussi d’avoir un petit tabouret dans les toilettes dans le but de surélever les pieds pour avoir les genoux au-dessus des hanches : cette posture change « le positionnement du vagin à l’intérieur du corps mais aussi ça va détendre le périnée. Et rien que cette position va permettre au sang de s’évacuer beaucoup plus facilement « , explique-t-elle.

5. Gérer l’éternuement ou la toux

Pour éviter l’écoulement du sang lors de ces évènements, Mélissa Carlier a pris l’habitude de resserrer son périnée : « D’ailleurs, c’est un réflexe que l’on peut adopter même en dehors des menstruations parce que ça vient préserver notre santé périnéale. »

Cette pratique qui ne coûte rien et est complètement écologique apparaît comme très avantageuse. Alors, pourquoi ne pas essayer ?

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