Le queening, la position à tester pour accroître son propre plaisir

“Queening” vient de “reine”, on ne vous apprend rien. Ici, cependant, pas grand-chose à voir avec un quelconque protocole aristocratique – quoique – le terme décrit plutôt une pratique sexuelle particulièrement réjouissante : celle de trôner sur son·sa partenaire, au sens propre comme au figuré.

Car voilà, le principe est simple : il s’agit de poser ses (royales) fesses et vulve sur le visage de l’autre. Et de le·la laisser nous ravir de sa langue un peu partout, lâchant prise au gré des sensations que nous procurent ces cunnilingus et anulingus améliorés.

Mais d’où vient cette position, exactement ? A en lire certains sites américains spécialisés dans les expressions populaires, d’un temps que les moins de 500 ans ne peuvent pas connaître.

Un art ancestral

C’est Urban Dictionnary, dictionnaire d’argot et de langage familier qui apporte à un public en quête de réponses une explication détaillée. Selon l’auteur de la définition, il s’agirait d’un “art ancestral qui implique qu’une femme presse et frotte ses organes génitaux et/ou son anus contre la langue, les lèvres et le nez de son subordonné.” Le texte donne même quelques consignes : “Elle se positionne classiquement en s’asseyant sur le visage de l’autre ou en le chevauchant”. Jusque-là, la marche à suivre est claire.

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Et de continuer, intégrant quelques éléments historiques à prendre ou à laisser. “Les premières images de cette pratique sont visibles dans les dessins de l’Égypte ancienne, mais on sait qu’elle a fait partie intégrante des cultures japonaise, chinoise, indienne, européenne médiévale, victorienne et autres. À l’origine, il s’agissait d’un moyen pour les femmes de la classe supérieure (y compris les reines) d’obtenir une gratification sexuelle sans tomber enceintes, qu’elles soient vierges ou épouses dont le mari n’était pas disponible.”

“Aujourd’hui, l’art du ‘queening’ est apprécié par des personnes du monde entier, quel que soit leur statut social”, observe le contributeur. “À l’heure où l’on cherche à équilibrer l’énergie féminine, il semble être un moyen particulièrement utile pour les femmes de se sentir plus fortes et peut être tout aussi agréable pour les personnes sur lesquelles elles sont assises ou montées. Souvenez-vous simplement que la pratique et la concentration mèneront à la compétence pour les deux personnes impliquées.”

De ce côté de l’écran, on associe rapidement la position à une autre technique similaire.

Queening et face-sitting, même principe ?

Les adeptes l’auront identifié, c’est effectivement à quelques nuances près ce que l’on appelle le “face-sitting”, dans le milieu BDSM. Là, la traduction est particulièrement fidèle à l’acte, puisqu’elle implique tout simplement de s’asseoir sur la face de la personne qui partage notre lit. A noter toutefois qu’en “queenant” (attention à l’orthographe), on effectue également un mouvement de va-et-vient, accroissant l’extase jusqu’à l’orgasme. Et inversant, par la même occasion, et ce dans le cas d’une relation hétérosexuelle, les rapports de domination traditionnellement ancrés dans notre société.

Kate Moyle, psychologue, thérapeute et experte en matière de sexe auprès de la marque de sextoys LELO, explique ainsi dans les colonnes de Cosmopolitan UK : “le face-sitting est le plus souvent utilisé par les couples comme une position supplémentaire pour les contacts bucco-génitaux et le sexe oral, et pour certains, elle peut créer ce qui semble être un changement dans la dynamique du pouvoir”.

Elle poursuit : “Pour la plupart des femmes (et des personnes dotée d’une vulve, ndlr), la stimulation du clitoris est la forme de plaisir la plus intense et la plus probable d’atteindre l’orgasme – et c’est une position qui offre une stimulation directe”. De plus, “il peut y avoir un véritable sentiment d’érotisme lorsque l’accent est mis sur le plaisir d’un·e partenaire, tant pour celui·celle qui reçoit que pour celui·celle qui donne”. A garder en tête.

Ne reste qu’à réussir à manier l’équilibre pour s’y prendre comme une cheffe. Ou plutôt, comme une reine.

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