« Les Secrets de mon père » s’anime pour l’auteur Michel Kichka

  • Ce film d’animation est adapté d’un roman graphique de Michel Kichka.
  • « Les Secrets de mon père » fait partager la vie d’une famille juive autour du père rescapé des camps de la mort nazis.
  • La transmission est au centre d’un récit où l’humour trouve sa place.

Michel Kichka a signé une bande dessinée sublime avec Deuxième génération (paru aux éditions Dargaud). Véra Belmont porte son livre à l’écran en animation pour Les Secrets de mon père, découvert au Festival de Cannes puis au Festival d’Annecy. On y découvre l’enfance de l’auteur auprès d’un père ayant survécu à la Shoah.

« J’ai écrit le roman graphique pour un public adulte, confie Michel Kichka à 20 Minutes. Quand j’ai vu le film à Cannes en compagnie de deux cents élèves enthousiastes, j’ai compris que cette histoire pouvait leur parler. » Le film, qui a obtenu le prix des collégiens et des lycéens de la section Ecrans Juniors, distille l’essence de l’album pour le rendre accessible à toutes les tranches d’âge. « Le film restitue parfaitement ce que j’ai ressenti dans ma vraie vie, » dit l’auteur. La transmission, notamment celle de l’amour du dessin, est au centre de ce récit sensible dans la Belgique des années 1960.

Sa famille en animation

La relation difficile entre un père qui parvient à témoigner publiquement de l’horreur des camps mais peine à communiquer avec ses deux fils émeut profondément, tout en gardant une petite touche d’humour bienvenue. « Les survivants ont parlé plus facilement à leurs petits-enfants qu’à leurs enfants, témoigne l’auteur. Peut-être parce que ces derniers n’avaient pas peur de poser des questions. » Le spectateur plonge dans les souvenirs du père mais aussi dans la vie de la famille avec ses bonheurs et ses tragédies.  « C’est très émouvant de se voir en dessin animé, confie Michel Kichka, Quand j’ai écrit le mot « fin » dans mon livre, je croyais mon projet de parler des baby-boomers de l’après Shoah terminé. L’adaptation de Véra Belmont lui donne une nouvelle vie en retranscrivant parfaitement les ressentis de mon enfance. »

https://www.instagram.com/p/Cie6kB8L-oj/

A post shared by Caroline Vié (@caroklouk2)

Illustration

L‘accès à ce contenu a été bloqué afin de respecter votre choix de consentement

En cliquant sur « J‘ACCEPTE », vous acceptez le dépôt de cookies par des services externes et aurez ainsi accès aux contenus de nos partenaires

Et pour mieux rémunérer 20 Minutes, n’hésitez pas à accepter tous les cookies, même pour un jour uniquement, via notre bouton « J‘accepte pour aujourd‘hui » dans le bandeau ci-dessous.

Plus d’informations sur la page Politique de gestion des cookies.

Le trait plus doux que celui du roman graphique a séduit Michel Krichka. « Je suis beaucoup plus beau en animation », s’amuse-t-il. Comme le livre, le film est une déclaration d’amour à ce père silencieux qui n’évoque pas son passé atroce devant ses enfants. « Il a parlé à des dizaines de milliers de lycéens de Belgique pour qui il était un héros mais pas à nous, se souvient l’auteur. Nous avions un père qui était une victime silencieuse. Je me suis construit là-dessus. » Son seul regret est que son père soit décédé avant d’avoir pu voir Les Secrets de mon père, film puissant et tendre qui vibre d’amour filial.

Source: Lire L’Article Complet