Levothyrox : l’ancienne formule sera finalement disponible jusqu’à fin 2021

L’ancienne formule du Levothyrox, un médicament contre l’hypothyroïdie, sera prolongée jusqu’à fin 2021 en France. L’Association française des malades de la thyroïde a demandé cet allongement, car elle estime que la nouvelle formule mise en vente ne s’adapte pas à tous les patients.

Dans un courrier, dévoilé le 7 août, l’Association française des malades de la thyroïde (AFMT) a annoncé le maintien de l’ancienne formule du Levothyrox. La distribution de ce médicament qui lutte contre l’hypothyroïdie devait s’arrêter en septembre 2020. Une nouvelle formule avait été mise en vente sur le marché en mars 2017. Développé par les laboratoires Merck, certains excipients avaient été modifiés afin d’offrir plus de stabilité au médicament.

Levothyrox : un prolongement de l’Euthyrox jusqu’à fin 2021

Entre mars 2017 et avril 2018, près de 31.000 patients avaient dénoncé cette nouvelle formule en se plaignant de maux de tête, de vertiges et d’insomnies. L’AFMT et d’autres associations ont donc décidé de demander un prolongement de l’Euthyrox, l’ancienne forme du Levothyrox en France. Ce médicament est “initialement destiné au marché russe, correspondant strictement à l’ancienne formule de la spécialité Levothyrox, et faisant l’objet d’une importation à titre temporaire”, a expliqué la Direction générale de la santé dans son courrier.

Le 6 juillet dernier, un comité a été réuni au ministère de la Santé : “À l’issu de ce groupe de suivi, l’ANSM a demandé aux laboratoires Merck de mettre tout en oeuvre pour maintenir la spécialité Euthyrox en France au-delà de septembre 2020 (…) Les laboratoires Merck ont répondu favorablement à cette demande. Ainsi le maintien d’Euthyrox en France se poursuivra-t-il en 2021″ a précisé la DGS.

En France, près de 75.000 patients étaient encore traités avec l’ancienne formule de Levothyrox en février 2020. “Cette prolongation de distribution de distribution d’Euthyrox offrira aux patients concernés un temps supplémentaire pour amorcer le changement de traitement dès que possible pour une alternative thérapeutique pérenne“, a estimé le ministère de la Santé. Pour l’AFMT, cette nouvelle est un “immense soulagement“.

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