Maladie de Lyme : découverte d’une protéine qui protègerait de l’infection

Des chercheurs de l’université de Yale (États-Unis) ont découvert une protéine qui aiderait à protéger contre l’infection transmise par les tiques à l’origine de la maladie de Lyme. Ces conclusions ont été publiées le 11 novembre 2020, dans la revue PLOS Pathogens.

Dans le cadre de cette étude, l’équipe de Yale a exploité plus de 1 000 gènes humains. Ils ont découvert qu’une protéine, Peptidoglycan Recognition Protein 1 (PGLYRP1), agit comme un signal d’alerte précoce pour le système immunitaire lorsqu’elle est exposée à la bactérie. 

Une découverte qui pourrait aider à mieux diagnostiquer et traiter cette pathologie.

Une protéine bouclier

Testée sur des souris, la protéine PGLYRP1 s’est révélée efficace pour stimuler le système immunitaire, qui a pu alors combattre plus efficacement l’infection. En effet, les souris qui étaient dépourvues de PGLYRP1 présentaient des taux beaucoup plus élevés de la bactérie responsable de la maladie de Lyme, ainsi que des signes de dysfonctionnement de leur système immunitaire.

“Stimuler la capacité des gens à fabriquer davantage de cette protéine pourrait aider à combattre l’infection”, a déclaré Erol Fikrig, professeur de pathogénie microbienne et épidémiologiste, coauteur de l’étude. La prochaine étape des travaux consistera à savoir si les personnes présentant des niveaux élevés de PGLYRP1 pourraient être moins susceptibles d’être infectées, ce qui permettrait d’expliquer pourquoi certaines personnes infectées ont de meilleurs résultats.

Une maladie de plus en plus présente en France

La surveillance de la maladie de Lyme pour l’année 2018, réalisée par Santé publique France et le Réseau Sentinelles, a montré une augmentation significative du nombre de nouveaux cas diagnostiqués en France. S’il y avait 69 cas pour 100 000 habitants en 2017, ce sont 104 cas pour 100 000 habitants qui ont été répertoriés en 2018. 

Celle-ci peut apparaître dans les 30 jours suivant la morsure d’un tique, généralement sous forme d’une plaque rouge et ronde. Celle-ci s’étend en cercle à partir de la zone de morsure, puis disparaît en quelques semaines à quelques mois. L’évolution est très favorable lorsque la maladie est diagnostiquée et traitée précocement. En l’absence de traitement, l’évolution vers la phase secondaire n’est pas systématique, mais aggrave le pronostic.

Si la personne ne reçoit pas de traitement antibiotique, des signes neurologiques ou des atteintes des articulations ou plus rarement d’autres organes peuvent apparaître quelques semaines ou quelques mois après la morsure. Des mois à des années après l’infection peuvent apparaître des manifestations de type articulaire, cutané, neurologique, musculaire, ou cardiaque.

Comment se protéger ?

En attendant que les travaux des chercheurs de l’université de Yale se développent, il est important de suivre ces quelques recommandations afin de se protéger d’une éventuelle infection :

  • Avant une activité en nature : je couvre mes bras et mes jambes avec des vêtements longs.
  • Après une activité en nature : j’inspecte soigneusement mon corps.
  • Après avoir été piqué par une tique : je surveille la zone piquée pendant un mois. Si une plaque rouge et ronde s’étend en cercle à partir de la zone de piqûre, je dois consulter un médecin rapidement.
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