Mariages : ce qui change avec les nouvelles restrictions

Au vu des nouvelles annonces du ministre de la santé Olivier Véran, ce mercredi 23 septembre, l’heure n’est pas vraiment à s’unir. Mais qu’est-il encore possible de faire ? Vaut-il mieux maintenir la cérémonie ou l’annuler ? On fait le point.

Qu’on se le dise, l’année 2020 n’aura pas été un bon cru en matière de mariage. La faute, bien sûr, à la pandémie de Covid-19. Mais si vous tenez assurément à vous marier, de nouvelles conditions sont à respecter. Et mieux vaut rester vigilant car, que vous viviez à Marseille ou à Tours, cela change vraiment la donne.

Pour ralentir la circulation du coronavirus, le ministre de la Santé Olivier Véran a présenté un nouveau découpage de la France, allant de la «simple» zone d’alerte à l’état d’urgence sanitaire. En clair, plus l’épidémie circule, plus les restrictions sont importantes. Cela vaut aussi pour les mariages qui ne bénéficient d’aucune dérogation, quand bien même ils aient déjà été reportés. Bien qu’ils ne soient pas interdits ni suspendus, comme cela a pu être le cas pendant la période du confinement, des nouvelles limites du point de vue des invités sont à prévoir.

En zone d’alerte

Dès ce samedi 26 septembre, au même titre que les tombolas, les événements associatifs, les anniversaires ou les baptêmes, les mariages devront se tenir «en petit comité» et rassembler «moins de trente personnes», lorsqu’elles se tiennent dans des établissements recevant du public (ERP). Les salles des fêtes comme les restaurants sont concernés par ces nouvelles mesures, applicables pour au moins quinze jours.

Moins de restrictions sont toutefois à prévoir à la mairie ou à l’église, par exemple. «Les cérémonies civiles dans les mairies comme les cérémonies religieuses dans des lieux de culte ne sont pas soumises à cette jauge de 30 personnes», nous confirme la Direction générale de la santé (DGS). Ce qui ne doit en aucun cas empêcher de respecter les mesures barrières lors de ces cérémonies (port du masque, distanciation physique…).

Zone d’alerte

69 départements sont concernés par ce seuil d’alerte qui est franchi à partir du moment où le taux d’incidence du virus est supérieur à 50 cas pour 100.000 habitants.

En zone d’alerte renforcée

Dans ces territoires où le Covid circule davantage, la situation se corse. L’accueil du public doit désormais être interdit par arrêté préfectoral pour les événements festifs ou familiaux, dans l’ensemble des ERP. Les rassemblements «festifs» peuvent se comprendre notamment comme les événements «susceptibles de se transformer en soirée dansante ou de conduire à un non-respect des protocoles sanitaires (places assises, distance d’un siège, port du masque)». Résultat : une salle des fêtes, une tente ou un restaurant ne pourront plus accueillir du public pour une fête de mariage.

Zone d’alerte renforcée

Sont concernées plusieurs grandes métropoles comme Paris et sa petite couronne, Bordeaux, Lyon, Rennes, Rouen, Grenoble, Montpellier, Saint-Étienne, Toulouse, Nice et Lille sont en alerte renforcée. Ici, le taux d’incidence a dépassé les 150 cas pour 100.000 habitants, et de plus de 50 pour 100.000 chez les plus de 65 ans.

Toujours est-il que «les préfets pourront au cas par cas décider de renforcer ces mesures, et notamment interdire certains rassemblements comme les mariages si c’est légitime», indique-t-on du côté de la DGS.

Source: Lire L’Article Complet