#MeTooGay : Encouragés par le #MeTooInceste, des milliers de victimes de violences sexuelles prennent la parole sur Twitter

Les prises de paroles courageuses des victimes de violences sexuelles continuent sur Twitter.

On vous en parlait il y a peu, suite à l’affaire Duhamel, de nombreuses victimes d’inceste sont sorties du silence, et les prises de parole continuent sur Twitter. Inspiré et encouragé par le hashtag #MeTooInceste, c’est désormais le hashtag #MeTooGay qui permet – entre autres – aux hommes victimes de violences sexuelles de la part d’autres hommes de prendre la parole. Longtemps – et toujours – stigmatisés s’ils montrent le moindre signe de faiblesse, les hommes ont plus de mal à prendre la parole et à être pris aux sérieux lors de témoignages d’abus et de violences. Pourtant le hashtag s’avère aussi important que nécessaire pour montrer que toutes les catégories de population peuvent être victimes des mêmes abus.

#MeTooGay – C’était un de mes premiers dates avec un mec en arrivant à Paris. J’ai dit non 1 fois, 2 fois, 3 fois, mais ça ne l’a pas arrêté. Et c’est une psy qui m’a fait réaliser que ça n’était pas comme ça que ça aurait dû se passer, et que ça n’était pas moi le problème.

#MeTooGay, i guess… À 16 ans, c’était l’un de mes meilleurs amis. À 21, c’était mon petit-ami qui refusait mes “non”.À 26, c’était un plan cul qui m’a fait le combo violence, contrainte et menace.Et #MeToo tout court, en fait.Parce que ce sont des violences patriarcales. https://t.co/hV1NYDJkwD

#metoogay J’avais 11 ans, et un corps d’enfant. Il en avait 16 et demi et un corps d’adulte. Ça a commencé par du chantage. Puis par des pénétrations forcées, de l’humiliation, et du dégoût a mesure que mon corps devenait pubère. Ça a duré 6 ans.

J’avais entre 21 et 23 ans , on était en couple et selon lui « ce n’est pas normal de ne pas faire l’amour tout les soirs » à force de chantage et de menaces , il avait ce qu’il voulait presque à chaque fois malgré que je ne sois pas d’accord #MeTooGay

Elle m’humiliait publiquement, m’insultait, me disait comment m’habiller. Elle n’écoutait pas mes non, me culpabilisait, me prenait par surprise. Elle m’a séquestrée 2 fois. Elle a tenté de me tuer en m’étouffant. Je tremble en écrivant ça #MeTooGay

Le consentement dans une relation homosexuelle est aussi crucial que dans une relation hétérosexuelle ou dans n’importe quel genre de relation, mais de nombreux témoignages soulignent la double difficulté d’être à la fois victime de violences sexuelles et de faire partie de la communauté gay. Bien que le hashtag soit pour le moment davantage dirigé vers la communauté gay masculine, les violences sexuelles dans les relations lesbiennes et bisexuelles existent aussi et c’est donc toute la communauté LGBTQ+ qui s’exprime. Si la parole se libère sur Twitter et que les internautes affichent leur soutien, beaucoup de ceux qui ont décidé de raconter leur histoire précisent que leur entourage ne les a jamais crus. De quoi souligner une fois encore le chemin qu’il reste à faire en termes d’écoute des victimes de violences sexuelles, quel que soit leur âge, genre, couleur de peau ou orientation sexuelle.

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