Moustique tigre : de plus en plus de cas de dengue, chikungunya et zika recensés en France

Le moustique Aedes albopictus, également connu sous le nom de moustique tigre, “continue de s’implanter dans de nouveaux départements chaque année en France” et va “représenter un risque sanitaire majeur sur l’ensemble du territoire” lors “des prochaines décennies” alertait en juillet dernier le rapport d’une commission d’enquête de l’Assemblée. Une inquiétude partagée ce mardi 15 septembre par Santé Publique France, qui signale plusieurs cas “autochtones” -c’est-à-dire des infections contractées via une piqûre du moustique en France métropolitaine- identifiés cet été.

En 2019, “plus de 920 cas de dengue ont été recensés en France métropolitaine, 110 cas de chikungunya et 17 de zika. Soit deux fois plus de signalements par les médecins que l’année précédente”, détaille également France Info

Dengue, zika, chikungunya… Des virus dangereux, parfois mortels

La dengue, le chikungunya et le zika, sont des virus pour lesquels il n’existe à ce jour aucun vaccin. Les personnes contaminées souffrent d’une fièvre importante, de maux de tête, d’une fatigue intense ou encore d’irruptions cutanées. Dans ses formes les plus graves (1% de la population infectée), la dengue peut provoquer une hémorragie mortelle, le chikungunya des complications neurologiques et le zika une paralysie mortelle, voire des malformations du fœtus chez les femmes enceintes.

Comment prévenir les piqûres de moustique tigre ?

Les moustiques qui propagent des virus se retrouvent davantage dans les zones modifiées par les activités humaines, en raison de l’usage de pesticides, que dans les zones préservées, selon une étude de l’université de l’Etat de l’Oregon publiée le 11 août dernier dans la revue Nature. De plus, les moustiques tigres se développent particulièrement lors des fortes chaleurs.

Les opérations de démoustication réalisées autour des habitations de malades et des établissements de santé sont l’un des moyens de prévention les plus efficaces. Mais les agences régionales de santé font également de plus en plus appel à la mobilisation des citoyens en les incitant à supprimer les gîtes larvaires (comme des bacs à fleurs remplis d’eau par exemple).

Afin d’éviter les piqûres, la population est invitée à s’équiper de moyens de protections individuelles : vêtements longs, répulsifs, moustiquaires…etc. 

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