Plus d'un influenceur sur quatre dissimule ses partenariats commerciaux

Quand l’éthique n’a aucune influence… Plus d’un quart (26,6 %) des créateurs de contenus sur les réseaux sociaux se gardent bien d’identifier clairement leurs publications sponsorisées par des marques. C’est le constat établi par l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP) qui
publie un rapport sur le sujet ce lundi.

Parmi les quelque 30.000 contenus et 7.000 influenceurs passés au crible via des plateformes de mises en relation entre créateurs et annonceurs, « 73,4 % des publications présentent au moins un début d’identification, dont 32,2 % sont améliorables en termes de clarté ou d’instantanéité », ajoute la structure dans son communiqué de presse.

Un « certificat de l’influence responsable »

Le régulateur préconise l’identification explicite des partenariats via des mots-clés clairs (#partenariat, #sponsoring) ou une indication visuelle ou audio au début des contenus, et pas seulement dans la description textuelle des vidéos.

L’ARPP lance par ailleurs le « certificat de l’influence responsable », un guide pédagogique à destination des influenceurs pour leur apprendre les règles légales et déontologiques lors de leurs interactions avec les marques, associé à des exemples.
« Le défaut de transparence est davantage le fait des influenceurs à faible audience » et « plus les influenceurs se professionnalisent, plus la déontologie est respectée », explique l’ARPP, qui boucle la deuxième édition de son Observatoire de l’influence responsable. Des manquements ont toutefois été identifiés chez 12,6 % des créateurs à plus d’un million d’abonnés, selon l’étude.

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Ils risquent pourtant jusqu’à 2 ans d’emprisonnement et jusqu’à 300.000 euros d’amende pour pratique commerciale trompeuse. Dans certains cas, les publicités présentées sont de surcroît illégales, car elles concernent des produits ou services dont la promotion est interdite en France (cigarette électronique, casinos, chirurgie esthétique).

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