Que signifie "Inchallah" ?

“Inchallah” ( إِنْ شَاءَ ٱللَّٰهُ) — également orthographié “inchaallah”, “inch’Allah”, “inshallah”, ou “Insha’Allah” — est une expression en langue arabe formée de “ʾin” (“si”), “cha’a” (“volonté”) et “llāh” (Allah). Il peut ainsi être traduit par “si telle est la volonté d’Allah”, “si Allah le veut”, “si Dieu le veut”, de façon plus élargie. À la base, le terme est utilisé par les musulmans, arabophones ou non, pour évoquer des événements et des actions futures. Par cette formule coranique, ils remettent leur destin à leur Dieu, sans qui ils considèrent que rien n’arrive.

Inchallah cet été on sera libre !! Je veux me barrer sah changer les idées !!

Comment utiliser “Inchallah” ?

Mais comme beaucoup d’autres interjections arabes, telles que bismillah, habibi, mashallah, sah, starfoullah, wallah, belek, cheh, hamdoulah et bien d’autres encore, “inchallah” est particulièrement utilisée par les jeunes générations — qui ne sont pas forcément de confession musulmane ni d’origine maghrébine. Elles empruntent en effet de nombreux termes à l’arabe (et à l’anglais aussi d’ailleurs) et se les approprient dans leur langage de tous les jours, dans leur vocabulaire à l’oral comme sur les réseaux sociaux.

Par extension, “inchallah” est donc employé pour exprimer la volonté / l’espoir / le désir qu’un événement ou une action se réalise. C’est en quelque sorte l’équivalent d’un “on verra bien”, “advienne que pourra”, “j’espère de tout cœur”, “je crois les doigts”… Le mot peut aussi traduire le sentiment d’acceptation de la fatalité, d’un coup du destin, d’une certaine confiance en l’avenir. Sachez par ailleurs que si vous tapez “Inshallah” sur Google, vous tomberez très certainement sur un site spécialisé en rencontres musulmanes.

Inch’Allah tout ira mieux, et j’espère / Inch’Allah tout ira mieux, on verra, chante le rappeur La Fouine dans le son J’espère.

Inch’Allah plus tard, j’dédie ma vie entièrement au tiers-monde, chante le rappeur Alpha Wann dans le son Stupéfiant et noir.

“Inchallah” dans d’autres langues

Plusieurs termes d’autres langues seraient issus du mot “inchallah”. L’espagnol “ojalá (que)” ou le portugais “oxalà (que)” (“espérons que”, “si Dieu veut”, “Dieu veuille”), par exemple, en seraient dérivés, marquant le même souhait que quelque chose se réalise. Ils viendraient même plus anciennement de l’arabe andalou “Law chā’Allāh” (لَوْ شَاءَ ٱللَّٰهُ), “si Allah voulait”. Un changement de temps d’importance, puisque l’expression traduit une envie… qui ne peut quant à elle pas être atteinte. L’équivalent d’un “si seulement” un peu moins porteur d’espoir.

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