Sexo + 50 ans : au secours, mon chéri a décidé de… s’épiler !

Qu’il se rase les jambes parce qu’il fait du vélo, pourquoi pas, mais de là à traquer la pilosité de son torse, son dos et même son pubis… Cette soudaine aversion nous hérisse (le poil), mais avant de la rejeter en bloc, essayons de la comprendre.

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Notre partenaire plutôt ancienne école serait-il finalement sensible aux effets de mode ? Chez les jeunes hommes, les nouveaux standards de la virilité et de la séduction ne sont plus aux épaisses toisons. Notre amoureux a forcément vu ces mâles aux torses glabres qui s’exhibent dans les pages de magazines et peut-être s’est-il laissé gagner par l’envie de leur ressembler un peu pour capter (plus ou moins consciemment) de leur sex-appeal. Autre hypothèse (impossible de l’écarter, bien qu’elle nous dérange davantage) : aurait-il subi l’influence du porno ? Dans ce genre de productions, la toison pubienne est rarement de mise : présenté dans son plus simple appareil, le sexe prend plus de relief. Cela a pu lui donner une idée pour gagner en « représentation ».

Mais encore ? « Avec l’âge, un homme peut avoir tendance à perdre ses cheveux et, dans le même temps, à voir sa pilosité corporelle se développer. Des poils se mettent parfois à pousser dans le dos, sur les épaules et les fesses. Des zones pas vraiment sexy. Et puis souvent ils grisonnent, affichant une marque très visible de vieillissement », constate Valérie Cordonnier, sexothérapeute. Normal que notre chéri soit tenté de se débarrasser de ces parasites encombrants et briseurs de moral.

Message à peine voilé !

Le soin soudain qu’il apporte à ses poils, en les épilant, les rasant ou les taillant au cordeau, relève peut-être aussi d’un message subliminal qu’il souhaite nous adresser. « Chérie, jusque-là tu n’as jamais été très fan des pratiques buccales mais ne serais-tu pas davantage attirée avec moins de poils dans le paysage ? » Notre homme n’a sans doute pas tort de tenter sa chance et son sacrifice pourrait bien porter ses fruits ! Certaines femmes – et nous en faisons peut-être partie – ne pratiquent pas la fellation, non pour une raison « morale » mais simplement parce que la perspective d’un poil sur la langue ou l’odeur qui peut s’en dégager les rebute. « Du fait des bouleversements hormonaux, les odeurs corporelles s’accentuent, de même que la sensibilité olfactive. Les poils étant des réceptacles à odeurs, les éliminer ou les limiter pourra réconcilier certaines femmes avec la fellation ou leur permettre de l’apprivoiser dans un contexte plus favorable », confirme Valérie Cordonnier. Voyons donc l’envie de tout couper comme un cadeau érotique qu’il offre à notre couple, le désir sincère de garder une sexualité dynamique.

Mise à nu et remise en question

Il a sans doute de très bonnes raisons pour justifier cette nouvelle lubie. Mais dans le fond, nous devons bien nous avouer que celle-ci nous gêne. À nos yeux, cette préoccupation dépilatoire relève plutôt de la sphère du féminin et nous trouvons qu’elle lui enlève une part de sa virilité. Pour le coup, nous assumons notre côté vieille France qui nous fait préférer les hommes à fourrure ! « Quand les fantasmes se sont construits depuis toujours autour du modèle d’un homme velu, ils sont bien ancrés et pas aisés à déconstruire. En outre, les poils sont très rassurants pour certaines femmes : quand elles se blottissent contre leur partenaire, elles apprécient cette épaisseur accueillante contre leur peau et sous leur main. Bien plus qu’un derme lisse qui évoque pour elles une forme d’adolescence et d’immaturité », ana- lyse la sexothérapeute.

N’oublions pas non plus que l’amour s’accommode assez mal des évolutions chez l’autre. « Tout changement dans l’apparence de notre conjoint suscite immédiatement des questionnements teintés de jalousie. S’il fait attention à lui, c’est certainement parce qu’il cherche à plaire à une autre ! Alors qu’en réalité, le plus souvent, c’est à lui-même et à la personne qui partage sa vie qu’il souhaite renvoyer une meilleure image de lui », sourit la spécialiste.

Un terrain de jeux renouvelé

Et si on arrêtait de couper les poils en quatre ? Quelles que soient ses motivations et quelles que soient nos réticences, essayons plutôt de gérer au mieux ce changement de cap, et même d’en faire un atout. Quels jeux pourrions-nous inventer ensemble autour de cette nouvelle configuration ? Un torse uniforme peut se révéler un appel à toutes sortes de caresses, y compris avec la langue, en y déposant des mets à savourer. Ou encore à des massages très huilés. «Toutes les zones vont se retrouver hypersensibles du fait de l’épilation. C ’est le moment de découvrir les nouveaux territoires érogènes ! Les tétons notamment pourront devenir très réactifs. On peut s’amuser à les titiller avec les ongles ou une plume. Même chose plus bas : c’est tout le bas-ventre, et pas seulement le pénis, qui aura tendance à s’enflammer au moindre effleurement », suggère Valérie Cordonnier. Un chaud programme en perspective… Et de notre côté, si on essayait une épilation plus poussée du pubis pour découvrir nous aussi des sensations inédites ? Cela n’engage pas à grand-chose car nous ne le savons que trop bien, les poils repoussent toujours !

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