Shar-pei, spitz japonais, shih tzu…tout savoir sur ces chiens venus d'Asie

Ces chiens bien racés originaires des pays d’Asie racontent de belles histoires.

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Le chien chinois à crête, quel toupet !

Cet étrange canidé possède une houppette sur la tête, et des poils sur le cou. Le reste du corps est dépourvu de pelage, à l’exception de la queue à franges et des pattes à “chaussettes”. Une sous­-espèce porte un léger duvet sur la peau. Les origines de ce petit chien de compagnie, au caractère vif, affectueux et enjoué, sont obscures. Il était peut-être utilisé par les premiers empereurs chinois comme gardien à cause de sa vigilance exceptionnelle. Les marchands l’embarquaient pour en faire un cadeau exotique lors d’escales. Alors qu’il était de plus en plus délaissé en Chine, les Américains l’ont découvert à la fin du XIXe siècle. Avec son look punk, il fait fureur !

Le shar-peï, tout plissé

Avec sa langue bleutée et ses rides sur la tête et une grande partie du corps, il ne passe pas inaperçu ! On connaît ce dogue trapu au pelage court et dru depuis au moins deux mille ans. Le shar-peï, traduction chinoise de “peau de sable”, a d’abord été élevé dans la région de Canton, dans le sud de la Chine, comme chien de troupeau ou de combat. Mais il préfère largement la vie douillette auprès de son maitre. Dans la seconde moitié du XXe siècle, l’animal a été délaissé dans son pays d’origine. Mais les Américains, puis les Français à partir des années 1980, se sont entichés de cet animal “noyé dans une peau beaucoup trop grande”, comme l’a décrit l’écrivain Michel Tournier.

Le spitz japonais, d’un blanc éclatant

En allemand, spitz signifie “pointu” ou “acéré”. Ce mot désigne un type de chiens aux oreilles triangulaires toujours dressées, à la fourrure épaisse et à la queue en forme de faucille. Parmi les races de spitz, celle du Japon (prononcez suppitsu) se distingue par sa couleur blanche immaculée. L’espèce descend du grand spitz allemand et sans doute d’un chien de traîneau samoyède ( venu de Sibérie). Il a été présenté pour la première fois lors d’une exposition canine tenue à Tokyo en 1921, suscitant l’enthousiasme. Il est affectueux envers ses maîtres, mais très méfiant vis-à-vis des étrangers. Il fait donc un excellent chien d’alarme…

Le shih tzu, le chien-lion

Son nom chinois, shih tzu, chien-lion en français, est ancien. L’entrée des temples tibétains est souvent gardée par des lions fabuleux. Sur le Toit du monde, ce petit chien aux longs poils denses et raides était traditionnellement tondu en laissant une crinière ébouriffée. Il était alors considéré comme une incarnation, miniaturisée, du légendaire lion des neiges. Au XIXe siècle, l’espèce élevée dans la capitale du Tibet, Lhassa, a été introduite au palais impérial de la capitale chinoise où les éleveurs l’ont croisée avec d’autres chiens. Les Britanniques l’ont reconnue comme une race à part entière en 1934. Aujourd’hui, cet animal de compagnie joueur porte plutôt de longues moustaches, toujours avec beaucoup de dignité.

Le dogue du Tibet, un mâtin intimidant

Ce molosse aux fortes mâchoires a impressionné Marco Polo. Dans un récit de son voyage en Asie rédigé en 1298, le marchand vénitien le décrit “grand comme un âne et à la voix aussi puissante que celle d’un lion“. L’animal est en fait plus petit qu’un âne, mais son pelage très fourni accentue sa forte corpulence. Appelé do-khyi au Tibet, “chien de porte”, il gardait traditionnellement les monastères bouddhistes. Adopté par les bergers, il accompagnait aussi les troupeaux de yaks, de chèvres et de moutons en transhumance sur les hauts plateaux et les contreforts de l’Himalaya. Importée en Grande-Bre­tagne à partir du XIXe siècle, l’espèce a été dénommée dogue du Tibet (de l’anglais dog, chien). Mais elle est sans doute, depuis l’Antiquité, à l’origine de nombreux chiens de montagne d’Europe.

Le pékinois, un animal impérial

D’après une légende chinoise, il serait le fruit d’une guenon et d’un lion ! Cet épagneul nain à la belle crinière et à la face camuse, c’est-à-dire écrasée, tient un peu des deux mammifères… Connu depuis l’Antiquité, l’animal de compagnie aux oreilles pendantes et à la queue en panache a peuplé la Cité interdite de Pékin (littéralement “capitale du Nord”) à partir du XVIIIe siècle, sous l’empereur Qianlong, qui appartenait à la dernière dynastie (celle des Qing). Certaines couleurs, dites “des trois fleurs”, étaient particulièrement appréciées à la cour : le front roux, les yeux cerclés de noir et le museau entouré de poils blancs. Connu en France depuis 1923, le pékinois est réputé pour son caractère impérieux et ses bouderies. Son patrimoine génétique garderait-il le souvenir de la vie de château ?

Le jindo coréen, un flair exceptionnel

Chien de chasse aux oreilles toujours dressées, il est élevé depuis plusieurs siècles dans l’île de Jindo, au sud-ouest de la péninsule coréenne. Doué de nombreuses qualités, il possède en outre un odorat puissant. Il pourrait reconnaître quelque 30.000 odeurs différentes !

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Article paru dans le numéro Femme Actuelle Jeux Animo n°8 de juillet-août 2021

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