Témoignage : "Contre Parkinson, le sport est aussi essentiel que les médicaments"

Jean-Roger, 68 ans, vit mieux Parkinson grâce à la gym et la natation. Il nous raconte.

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« J’ai été diagnostiqué en 2007 à la suite de mouvements nerveux anormaux. J’avais une douleur qui partait du haut du bras jusqu’à la main et l’impression que l’information n’y « circulait » pas normalement. Petit à petit, la maladie s’est installée insidieusement, et j’ai eu l’impression d’être ralenti, mou et endormi. Le premier kiné qui m’a suivi a réussi à me « réveiller », en me secouant dans tous les sens et en me faisant jouer au ballon. Ça été spectaculaire, à tel point que le neurologue que je consultais s’est mis à douter du fait que j’avais la maladie de Parkinson et a même essayé de diminuer mon traitement pour finir par s’apercevoir que j’avais bel et bien un problème… C’était en 2008 ou 2009, mais j’avais déjà la certitude à ce moment-là que le sport m’aiderait.

J’ai repris la natation, que j’avais très longtemps pratiquée mais que j’avais un peu mise de côté à cause de ma vie familiale. J’y suis revenu avec Parkinson. La nage me fait beaucoup de bien, car elle sollicite tout le corps sans pesanteur ni gravité, génère une bonne fatigue et favorise la décontraction musculaire. Et je fais de la gym tous les matins. L’activité physique me galvanise mentalement comme physiquement : sachant que l’on manque de dopamine et que cela permet d’en produire, c’est le meilleur moyen de compenser. J’envisage de m’acheter bientôt un vélo d’appartement. Car, maintenant, le sport est pour moi aussi essentiel que les médicaments que je prends. »

L’entraînement physique dans la prise en charge de Parkinson

La maladie de Parkinson amène souvent les patients à réduire leur niveau d’activité physique et à devenir plus sédentaires, ce qui les expose par ricochet au diabète, à l’ostéoporose, aux troubles du sommeil ou à la dépression. Elle est pourtant l’une des pathologies pour lesquelles il est le plus souhaitable de faire du sport. Il est en effet prouvé que ce dernier contribue à augmenter les défenses de notre organisme face aux processus inflammatoires détruisant les connexions entre les neurones. Et il améliore le fonctionnement moteur et la vivacité cognitive. Infos sur le site de l’association France Parkinson.

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