Tout savoir sur les poules avant d'en accueillir

Amicales, robustes et professionnelles de l’anti-gaspi, les poules ont tout pour plaire ! Nous vous donnons quelques conseils pour bien les choisir et les accueillir dans le jardin.

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Le bon casting

Sur plus de 50 races de poules domestiques, comment choisir la bonne ? Du côté des grandes poules rustiques, la poule rousse, la Marans, la Vorwek ou la Gournay sont d’excellentes pondeuses (250 à 300 œufs par an). A l’inverse, les petites races d’ornement comme la nègre-soie ou la bantam de Pékin pondent des petits œufs mais elles sont plus familières et ont besoin de moins d’espace. D’une race à l’autre, le prix varie entre 5 et 30 euros en moyenne, en animalerie ou chez des éleveurs. Mais dans tous les cas, il faut choisir des poules en bonne santé, avec un plumage bien garni, des yeux propres et une allure vive. Celles-ci sont prêtes à pondre à partir de 4 mois pour les pondeuses, et 6 à 8 mois pour les races d’ornement. Toutes ont besoin de compagnie et doivent vivre au moins par deux, sachant qu’un coq n’est indispensable que pour avoir des poussins.

Un kit d’installation

De l’espace et un poulailler clos, voilà le minimum vital pour des poules ! Compter au moins 20 m2 de terrain par poule en ce qui concerne l’espace extérieur dans lequel elles peuvent se dégourdir les pattes et gratter la terre. Le poulailler lui, peut être mobile (en animalerie) ou construit en dur, à condition d’obtenir l’accord de sa municipalité. Dans tous les cas, celui-ci doit mesurer au moins 4 à 5 m2 pour 2 poules. Mieux vaut le choisir trop grand que trop petit. Il doit avoir un toit solide et imperméable et des murs clos pour mettre ses pensionnaires à l’abri du froid, du vent, de l’humidité et des prédateurs (chats, chiens…). L’intérieur doit être bien isolé et aménagé avec une mangeoire, un abreuvoir, un perchoir situé à 40 cm au-dessus du sol et des pondoirs avec des cagettes garnies de litière. Compter 100 € en moyenne pour un poulailler en bois vendu en animalerie.

Au menu

Faciles à nourrir, les poules sont des professionnelles de l’anti-gaspi ! Elles mangent tous les déchets ménagers ou presque, en plus de l’herbe, des vers, des escargots et des insectes qu’elles picorent à longueur de journée. Restes de salade, pâtes, riz, pain mouillé, épluchures de fruits et légumes, céréales (blé, maïs, avoine…), coquilles d’huîtres broyées, croûtes de fromage… compter 150 à 200 g de nourriture par poule et par jour, répartis en 2 repas matin et soir. Attention cependant à ne jamais leur donner certains aliments toxiques comme les oignons, tomates, avocats, choux, pommes de terre, agrumes, peaux de bananes ou de kiwis, café, thé, chocolat ou plats cuisinés salés ou épicés. En période de mue, de la fin de l’été à l’automne, les poules ont aussi besoin d’une alimentation enrichie en protéines. En pratique, on peut mettre à leur disposition un petit tas de compost qui attire des vers et des insectes, leur donner des insectes séchés (en animalerie) ou un peu de viande cuite mélangée à de la pâtée de riz ou de semoule. Elles doivent aussi avoir toute l’année de l’eau propre en libre accès. Une poule boit entre 150 et 300 ml d’eau par jour.

Aux petits soins

Aucun vaccin n’est obligatoire. Et la plupart des poules vendues dans le commerce sont déjà vaccinées contre les maladies graves (maladie de Newcastle, maladie de Marek, bronchite infectieuse…) pour lesquelles il n’existe aucun traitement. En revanche les poules doivent être vermifugées contre les parasites internes 2 fois par an, au printemps et à l’automne. On a le choix entre des solutions naturelles (terre de Diatomée, aïl…) ou des vermifuges vendus en pharmacie, qu’il suffit de leur donner dans de l’eau. Il existe aussi des traitements vendus en animalerie contre les parasites externes (poux rouges, puces…). Mais le plus simple est de tout miser sur la prévention en changeant la litière du poulailler une fois par semaine et en offrant aux poules la possibilité de prendre des bains de terre : prévoir un bac rempli de sable ou de cendre de cheminée, dans lequel elles pourront se rouler pour se déparasiter !

Avec elles, ça se passe comment?

Les plus : elles ont une longue durée de vie (8 à 10 ans), sont peu coûteuses, faciles à apprivoiser, reconnaissent leurs maîtres et peuvent être très affectueuses. En plus de fournir des œufs bio tous les jours, une poule désherbe le jardin et recycle jusqu’à 150 kg de déchets ménagers par an et ses fientes sont un excellent engrais de jardinage.

Les moins : les poules ont besoin d’espace, de présence et de régularité. Elles doivent être nourries à heures fixes, sorties tous les matins et rentrées tous les soirs, et leur poulailler doit être nettoyé au moins une fois par semaine. Attention aussi aux éventuels problèmes de voisinage dûs aux caquetages incessants.

Cet article est extrait du tout dernier Hors-Série de Femme Actuelle, dédié entièrement à nos amis les chats. Un entretien exclusif avec l’auteur à succès Bernard Werber, qui parle de son dernier livre, La planète des chats, tout ce qu’il faut savoir si on pense accueillir un chaton à la maison mais aussi les derniers conseils en matière d’alimentation et de soins… Si vous aimez les animaux, ce nouveau magazine est pour vous.

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