Une mère expulsée de son HLM après la condamnation de son fils pour trafic de drogue

La mère du jeune homme de 19 ans va être expulsée suite à la condamnation de son fils. On fait le point sur la situation…

Le tribunal judiciaire de Nice a tranché, une mère va être expulsée de son logement HLM suite à la condamnation de son fils de 19 ans pour trafic de drogue.“Le Tribunal Judiciaire a considéré que l’existence et la gravité des troubles ont été suffisamment rapportées pour caractériser le défaut de jouissance paisible des lieux loués que tout locataire, ou tout occupant de son chef, doit respecter”, a expliqué le bailleur social Côte d’Azur Habitat. Condamné à 20 mois de prison pour trafic de stupéfiants et de nombreuses dégradations au sein de l’immeuble, ses actions ont eu un impact sur sa propre mère qui, en plus d’avoir été expulsée de son logement social, a été condamnée à payer une amende de 500 euros. Un décision qui fait polémique.

Première victoire avec l’expulsion d’un trafiquant de drogue, locataire de @coteazurhabitat !D’autres procédures d’expulsions sont en cours, nous ne lâcherons rien : pas de #logementsocial pour les ennemis de la République !#Nice06 https://t.co/oWpbSvZIsj

En tout, “22 000 demandeurs de logement sociaux sont actuellement en attente sur la métropole. Je souhaite montrer qu’un logement social, ça se mérite. Quand on a la chance d’en avoir un, la moindre des choses c’est de respecter les lois de la République”, a expliqué Anthony Borré, premier adjoint au maire de Nice et président de l’Office de Côte d’Azur Habitat. Un point de vue qui n’est pas partagé par tout le monde… “Est-ce que la punition collective est la bonne réponse? C’est injuste et assez aberrant pour les autres occupants” du logement non condamnés voire “irresponsable” selon le directeur régional de la Fondation abbé Pierre, Florent Houdmon. “Je ne nie pas le droit à la sécurité. Il y a des familles qui subissent le manque de présence policière et d’actions de prévention, mais quand ce ménage aura quitté son HLM, on va le retrouver ailleurs dans des copropriétés dégradées du parc privé. La réponse est dans la répression et la prévention. Lier ça au droit au logement, c’est compliqué, a-t-il rajouté. Une décision qui pourrait entraîner d’autres expulsions…

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