Vaccination contre l’hépatite B : ce qu’il faut savoir sur ce vaccin

L’hépatite B est une maladie virale du foie. Cette affection peut prendre des formes aiguës ou chroniques et peut être potentiellement mortelle. Sa principale mesure de prévention est la vaccination. Mais qui doit se faire vacciner ? Ce vaccin est-il obligatoire ? Quels sont ses effets secondaires ? On fait le point.

Restez informée

En France, près de 280.000 personnes sont atteintes d’hépatite B chronique et 1.500 meurent de cette maladie chaque année. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’hépatite B représente un problème de santé publique majeur. Il s’agit d’une infection virale qui s’attaque au foie. Elle est provoquée par le virus de l’hépatite B (VHB). Cette pathologie potentiellement grave se transmet par contact avec du sang ou des liquides biologiques, tels que les sécrétions vaginales et le sperme, lors de rapports sexuels avec un partenaire infecté.

L’hépatite B provoque des lésions inflammatoires aiguës du foie et des altérations des cellules de cet organe. Les personnes porteuses du virus peuvent développer des formes aiguës de la maladie et l’hépatite B peut également évoluer en infection chronique. Cette affection peut être prévenue par l’utilisation de préservatifs durant les rapports sexuels. Il existe d’autres précautions à prendre : éviter d’échanger des objets d’hygiène personnels ou du matériel en contact avec du sang (aiguille, rasoir, brosse à dents, seringues usagées, coupe-ongles).

Pour l’heure, la prévention de la transmission du virus de l’hépatite B repose principalement sur la vaccination. Cette mesure de prévention “permet d’éviter les complications que cette pathologie est susceptible d’entraîner, notamment l’apparition d’une forme chronique ou d’un cancer du foie”, indique l’OMS.

Hépatite B : quelle est l’efficacité du vaccin ?

Le vaccin contre l’hépatite B, qui existe depuis 1982, procure une protection de 98 à 100% contre la pathologie, d’après l’OMS. “La protection est de très longue durée, probablement à vie, même si les anticorps ne sont plus détectés dans le sang. Il n’y a pas besoin de rappel”, précise Vaccination Info Service.fr sur son site.

Le vaccin contre l’hépatite B est-il obligatoire ?

En France, cette vaccination est obligatoire pour tous les nourrissons nés à partir du 1er janvier 2018. Elle est recommandée pour les enfants et les adolescents qui n’auraient pas été vaccinés avant l’âge de 16 ans. Le vaccin est réalisé par une injection à 2 mois, 4 mois et 11 mois, spécifie l’Assurance maladie. “Les vacciner quand ils sont petits, c’est les protéger pour plus tard lorsqu’ils rencontreront le virus. (…) Le vaccin est très bien toléré et aucun signal concernant d’éventuels effets secondaires graves n’a jamais émergé”, détaille Vaccination Info Service.fr.

Qui est concerné par la vaccination contre l’hépatite B ?

Le vaccin contre l’hépatite B est également recommandé pour :

  • Les enfants et les adolescents accueillis en collectivité (institutions, crèches…)
  • Les nourrissons de mères qui sont porteuses de l’hépatite B
  • Les individus qui ont des rapports sexuels avec des partenaires multiples
  • Les personnes infectées par le VIH, atteintes d’une hépatite C ou une infection sexuellement transmissible en cours ou récente
  • Les personnes accueillies dans des institutions psychiatriques
  • Les personnes susceptibles de recevoir une transfusion ou une greffe d’organe, de tissus ou de cellules
  • Les personnes qui sont susceptibles d’être en contact avec des patients ou exposées directement ou indirectement à du sang ou aux produits biologiques (secouristes, tatoueurs, égoutiers, éboueurs, gardiens de prison, professionnels de santé, thanatopracteurs…)
  • Les professionnels de santé exposés à des risques de contamination et les étudiants se préparant à l’exercice des professions de santé
  • Les voyageurs qui vont se rendre dans un pays où le virus circule fortement
  • Les individus qui sont ou ont été détenus en prison
  • Les usagers de drogues injectables ou intranasales
  • L’entourage proche d’une personne infectée par le virus ou porteuse chronique du virus
  • Les partenaires sexuels d’un individu infecté par le virus ou porteur chronique du virus

Quels sont les effets indésirables du vaccin contre l’hépatite B ?

En général, aucun effet secondaire ne se présente après la vaccination contre l’hépatite B. Si des effets secondaires surviennent, ils sont limités à une douleur, une rougeur ou un œdème au niveau de l’injection. La fièvre, la fatigue, des maux de tête, des douleurs musculaires et articulaires se manifestent plus rarement. Dans de très rares cas, une réaction allergique peut se présenter.

Il convient de contacter son médecin si une éruption cutanée accompagnée de démangeaisons ou de bulles et un gonflement des yeux et du visage surviennent après la vaccination. Une difficulté à respirer ou à avaler, une chute soudaine de la pression artérielle et une perte de connaissance doivent également amener le patient à contacter les urgences ou son médecin.

Vaccination contre l’hépatite B : qui peut vacciner ?

Le médecin traitant, les infirmiers, les sages-femmes (en libéral, à l’hôpital ou en PMI), les centres de vaccination public, les centres de vaccinations internationales et les centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD) peuvent réaliser l’injection.

Hépatite B : est-ce que la vaccination est remboursée ?

“L’injection du vaccin est prise en charge par l’Assurance maladie et les complémentaires santé dans les conditions habituelles. Il n’y a pas d’avance de frais pour la consultation dans les centres de vaccination publics et en PMI”, détaille Vaccination Info Service.fr sur son site.

Vaccin contre l’hépatite B : quelles sont les contre-indications ?

En cas d’allergie aux substances actives, à l’un des composants ou aux résidus à l’état de traces, il convient de ne pas utiliser le vaccin. Il est également déconseillé de se faire vacciner lorsque l’on est atteint d’une maladie aiguë qui s’accompagne d’une fièvre. Avant de réaliser ce vaccin, il est préférable de demander l’avis de son médecin.

Source: Lire L’Article Complet