Vasoconstricteurs : la liste des médicaments anti-rhume qui provoquent des effets indésirables

Chaque année à la même période, les virus font leur retour. Parmi les maladies hivernales, on retrouve le rhume. Pour soulager les symptômes de cette affection, certains ont recours à des médicaments vacoconstricteurs. Mais selon l’Agence du médicament (Anses), il vaut mieux éviter de les prendre car ils ne sont pas sans risque. Découvrez quels sont les médicaments concernés.

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Fièvre, maux de gorge, éternuements, nez bouché, écoulements nasaux… Ces nombreux signes sont évocateurs d’un rhume. Pour se débarrasser rapidement de cette maladie et atténuer ses symptômes, il est possible de se tourner vers des remèdes naturels tels que l’aromathérapie avec la diffusion, l’inhalation ou la prise d’huiles essentielles ou la phytothérapie avec des infusions ou des gargarismes. Autre moyen de venir à bout de cette affection : des médicaments anti-rhume appelés “vacoconstricteurs”.

Ces médicaments largement utilisés et à prendre par voie orale sont indiqués dans le traitement des symptômes du rhume et des rhinites allergiques. Les vasoconstricteurs agissent uniquement sur les symptômes et non sur la durée du rhume. Ils réduisent la sensation de nez bouché par une action de vasoconstriction, à savoir une réduction du calibre des vaisseaux sanguins, ce qui entraîne une diminution du gonflement de la muqueuse nasale.

Bien que ces médicaments atténuent les signes du rhume, ils sont déconseillés car ils provoquent des effets indésirables “rares mais graves” et peuvent avoir des conséquences sur la santé, a alerté l’Agence du médicament dans un communiqué publié le 27 octobre dernier.

Médicaments anti-rhume : quels sont les risques des vasoconstricteurs ?

Le gendarme du médicament a rappelé que les vasoconstricteurs sont associés à des effets indésirables cardiovasculaires (hypertension artérielle, infarctus du myocarde) et à effets secondaires neurologiques (accidents vasculaires cérébraux hémorragiques ou ischémiques, convulsions). Les patients sont également exposés à des risques de colites ischémiques troubles psychiatriques (anxiété, agitation, troubles du comportement, hallucinations, insomnie, symptômes maniaques) mais aussi à des risques réactions cutanées graves neuropathie optique ischémique (perte soudaine de vision, sous forme de scotome).

Vasoconstricteurs : quels sont les médicaments anti-rhume à éviter ?

L’Anses a dressé la liste des médicaments anti-rhume concernés. Parmi eux, on retrouve :

  • L’Actifed LP Rhinite Allergique, sous forme de comprimés pelliculés à libération prolongée
  • L’Actifed Rhume, sous forme de comprimés
  • L’Actifed Rhume Jour et Nuit, sous forme de comprimés
  • Le Dolirhume Paracétamol, Pseudoéphédrine, sous forme de comprimés
  • Le Dolirhume Paracétamol, Pseudoéphédrine et Doxylamine, sous forme de comprimés
  • L’Humex Rhume, sous forme de comprimés et de gélules
  • Le Nurofen Rhume, sous forme de comprimés pelliculés
  • Le Rhinadvil Rhume Ibuprofène et Pseudoéphédrine, sous forme de comprimés enrobés
  • Le Rhinadvilcaps Rhume Ibuprofène et Pseudoéphédrine, sous forme de capsules molles
  • Le Rhinureflex, sous forme de comprimés pelliculés
  • Le Rhumagrip, sous forme de comprimés

Des documents pour expliquer les risques des vasoconstricteurs et les précautions d’utilisation à respecter

“Pour la deuxième année consécutive, les patients qui souhaitent recourir à un médicament vasoconstricteur pour soulager les symptômes de leur rhume se verront remettre par leur pharmacien une fiche d’information sur les risques associés à ces traitements et les précautions à respecter lors de leur utilisation. De la même façon, les pharmaciens disposeront d’un document d’aide à la dispensation”, précise l’Anses.

Si le patient est prêt à débuter ce traitement, le pharmacien doit lui rappeler la posologie et la durée. Les vasoconstricteurs ne doivent pas être utilisés plus de 5 jours. Il doit également alerter sur “le risque d’association avec des spécialités qui contiennent un autre vasoconstricteur oral ou nasal et/ou du paracétamol, de l’ibuprofène ou de la cétirizine”. Le pharmacien doit également rappeler au patient qu’en absence d’amélioration des symptômes au bout de 5 jours, il convient de consulter son médecin. Il doit aussi inscrire dans l’historique du patient ou son dossier pharmaceutique le médicament délivré.

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